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- J'irai marcher 900 kilomètres en Ecosse : la randonnée en solo de Maëlle, de Glasgow au Cap Wrath.
Durant l’été 2022 je découvre l’incroyable épopée que Maëlle est en train d’entreprendre. Au fil des jours, elle raconte sur son compte Instagram son avancée sur les plus célèbres chemins de randonnée d’Ecosse. La West Highland Way , le Skye Trail , l’ Hebridean Way , le Cape Wrath Trail … autant de parcours de marche longue distance en Ecosse aussi mythiques qu’exigeants que cette jeune femme affronte seule avec sa tente, son enthousiasme et son sac à dos. La pluie, le vent, les ampoules aux pieds et les galères du quotidien n’ont pas eu raison de sa volonté ni de son sourire. C’est ainsi que 64 jours et 900 kilomètres de marche au milieu des plus beaux paysages écossais plus tard, Maëlle arrivait au Cap Wrath, le but de cette épopée. C’est son aventure en Ecosse aussi inspirante qu’hors du commun que je lui ai proposé de partager avec vous ici. Et nul doute qu’en ayant fini la lecture de son récit sur ses randonnées en Ecosse, vous aussi vous aurez une admiration totale pour le projet qu’a entrepris Maëlle. Plus qu’un guide sur ses randonnées Ecossaise, Maëlle nous livre ici une leçon de dépassement de soi et de volonté, un témoignage sans fard sur l’exigence et les difficultés d’un tel périple à pied en solo mais aussi sur le bonheur sans limite de découvrir l’Ecosse en marchant. Après cette petite introduction il est temps de vous laisser profiter du récit de Maëlle. 900 km à pied et en solo à travers l'Écosse, de Glasgow au Cape Wrath : le récit de Maëlle. C'est à 20 ans que je découvre les paysages écossais en tombant par hasard sur une photo de la vallée de Glencoe , située dans les Highlands. Je suis tout de suite marquée par la beauté, la singularité et l'immensité des paysages. Synonymes de liberté, de silence et d'exploration, les grands et vastes espaces écossais restent alors gravés dans un coin de ma mémoire et l'idée d'y faire un voyage à pied germe alors dans ma tête. Cette idée aura le temps de mûrir pendant sept longues années. 7 ans pour accumuler de l'expérience en randonnée en itinérance, oser faire mon premier bivouac seule ou encore apprendre à parler anglais ; 7 ans pour gagner confiance en moi, dépasser mes peurs et vaincre mes insécurités ; 7 ans pour me sentir capable d'entreprendre un tel voyage, seule, à l'étranger et en sac à dos. C'est donc petit pas après petit pas, que cette idée saugrenue de traverser l'Écosse à pied s'est construite et c'est finalement en 2022 que mon projet de rejoindre le Cap Wrath s'est concrétisé ! Je vous amène alors avec moi, le temps d'un article, dans cette aventure loin de mes attentes, de mon plan de départ, dans cette première aventure à l'étranger, unique et inattendue, et tout cela dans un pays magnifique. Décrire chaque journée de ce périple rendrait cet article interminable et puis toutes les journées passées sur le chemin ne sont pas intéressantes. J’ai préféré vous partager les jours de joie, les jours difficiles, bref les jours les plus marquants ! Bonne lecture ! Mais au fait pourquoi marcher sur autant de kilomètres en Ecosse ? Une des premières raisons et certainement la plus simple, c'est ma passion pour la marche et la randonnée. J'aime me mettre en mouvement pendant plusieurs jours et grimper des montagnes. Et puis par-dessus tout, je suis une grande passionnée d'aventures et de camping. C'est une fois que j'ai réalisé une de mes premières randonnées sur une longue distance que je me suis rendue compte du pouvoir de la marche et de ses effets plus que bénéfiques autant pour le corps que pour l'esprit. Car si la marche peut être dure, fatigante, blessante ou incertaine, au fil des kilomètres, elle se dévoile révélatrice, puissante, challengeante et libératrice. Et jour après jour, comme une évidence, le corps se prépare à marcher, le corps demande à marcher. 14 mai - Départ de Bordeaux. C’est parti pour deux mois de voyage à pied à travers l’Écosse. Près de 900 km de chemins à parcourir. Le Cape Wrath dans le viseur. Arrivée à Édimbourg en fin de matinée, je prévois de profiter de la ville pendant trois jours puis il me faut trouver un réchaud, une moustiquaire de tête et le fameux produit contre les midges ! C’est le 17 mai, heureuse de quitter la ville, que je prends le train pour rejoindre le port d’Ardrossan où le ferry pour l’île d’Arran m’attend. Que l’aventure commence ! 100 km sur l'Arran Coastal Way L' Arran Coastal Way est un itinéraire balisé suivant les contours de l' île d’Arran , située au sud-ouest de Glasgow. Je compte 6 jours de marche pour parcourir le trail mais je ne veux m'imposer aucun rythme. J'ai découvert l'île d'Arran par hasard, en faisant des recherches sur les trails en Écosse. Surnommée la petite Écosse, l'île offre une grande diversité de paysages. Quoi de mieux pour entrer en matière ! Les étapes du chemin sont relativement faciles (peu de dénivelé positif), ce sera un bon entraînement pour la suite de l'aventure ainsi qu'un temps d'accommodation à la météo écossaise. Mes étapes sur l’Arran Coastal Way : Étape 1. Brodick – Cnocan Wood Étape 2. Cnocan Wood – Sannox Étape 3. Sannox - Lochranza campsite Étape 4. Lochranza - Tormore Étape 5. Machrie - Blackwaterfoot - Kildonan Étape 6. Kildonan – Clauchland Point Étape 7. Clauchland Point – Brodick Étape 1 de l'Arran Coastal Way, 17 mai. A la descente du ferry, dans le port de Brodick, je me dirige, sous la pluie, directement vers l'épicerie du village pour me ravitailler pour les trois prochains jours. Une fois le sac à dos rempli de provisions, je rejoins déjà le sentier et je commence à marcher dans l'objectif de trouver un endroit pour planter la tente à l'abri de la pluie. Demain, j'ai prévu de prendre la variante qui permet de grimper au sommet du Goat Fell, le point culminant de l'île d'Arran (874 m). Étape 2 de l'Arran Coastal Way, 18 mai. Malheureusement ce matin, le sommet du Goat Fell est dans la brume. C'est une fois arrivée près du sommet, sur les crêtes, que je prends conscience de la force du vent. C'est mon premier jour de marche, la force du vent me déstabilise et m'effraie, je décide alors de poursuivre mon chemin et de ne pas grimper au sommet. Je préfère entamer la descente vers le village de Corrie. La vue depuis les crêtes n'en reste pas moins magnifique. Le chemin jusqu'à Sannox est sans grandes difficultés. La vue sur la mer et la beauté du petit village de Corrie m'en font oublier de marcher sur la route. Une fois dépassé Sannox, je tombe sur une aire de pique-nique où des tentes sont déjà installées. En Écosse, tant que le Scottish Outdoor Access Code est respecté, il est très facile de planter la tente. Je décide de rester là pour la nuit même si je ne suis pas seule. La météo promet un beau lever de soleil et même si cela me demande de me réveiller à 3h30, je ne raterais ça pour rien au monde. J'irais me recoucher ensuite :) Étape 4 de l'Arran Coastal Way, 20 mai. Je suis partie de Lochranza avec le soleil. Je suis arrivée à mon lieu de bivouac complètement trempée après 4 heures de marche sous des trombes d'eau. Il ne m'a fallu que trois jours pour faire connaissance avec la météo écossaise. Pluie - Vent - Soleil, les changements sont rapides. Je suis totalement déstabilisée. Je n'ai jamais vraiment marché dans des conditions comme celles-là, et il me reste encore deux mois de marche (rires). Je crois qu'il va falloir que je m'adapte et surtout que j'accepte ces conditions si je veux aller au bout de cette marche. Bref, à la fin de la journée, je suis épuisée, j'ai deux grosses ampoules, mes chaussures sont trempées. Et dans ma mini tente, elles ne promettent pas d'être sèches le lendemain. Sur cette étape, j'ai perdu le chemin peu de temps après Pirnmill. Arrivée près d'un cimetière, le chemin se perd dans les rochers. Je n'ai pas regardé les horaires de marée, je n'arrive pas à savoir si la marée descend ou monte, et marcher sur des rochers glissants ne m'intéresse pas forcément. Demi-tour, je prendrai la route. Je ne fais que de la route entre Pirnmill et Tormore. Une route à deux voies. Ce n'est pas vraiment la joie, surtout quand les voitures ne ralentissent pas. Étape 5 de l'Arran Coastal Way, 21 mai. A mon réveil, la pluie s'est arrêtée, mes chaussures ne sont pas sèches, ni mes chaussettes. Il n'y a pas de vent. Hier soir j'ai mangé dans ma tente, ce matin, rebelote, je mange dans ma tente car dehors je viens de croiser le chemin des fameux midges. Croyez-moi, vous n'avez pas envie de croiser leur chemin, ils ont le pouvoir de vous envahir en quelques secondes, ils sont minuscules mais voraces. Je vous conseille grandement de vous équiper d'une moustiquaire de tête. Oubliez le ridicule, cet accessoire est indispensable pour ranger le campement sans devenir fou.folle ! En mettant mes chaussures de randonnée, j'ai cette sensation très désagréable. Comme une brûlure sous le pied, en cause : les frottements entre mes chaussettes et l'humidité des chaussures. Ma démarche est assez drôle à voir, je boîte mais j'ai surtout mal. Je ne me sens pas de marcher aujourd'hui. Il me faut soigner et sécher ces ampoules. Je décide de marcher les 6 km qui me séparent de Blackwaterfoot pour prendre un bus et rejoindre le camping de Kildonan. Ici, de nombreux bus circulent sur l'île. Chaque village est desservi. N'osant pas faire de stop seule, c'est une bonne alternative en cas de problèmes, d'imprévus ou de fortes pluies. Étape 6 de l'Arran Coastal Way, 22 mai. Depuis le camping j'emprunte la variante qui grimpe sur les hauteurs. Arrivée à la cascade, je décide de descendre sur Whiting Bay et de suivre la côte jusqu'à Lamlash. Après avoir passé le village de Whiting Bay, je rejoins le Kings Cross Point. C'est un petit paradis qui donnerait presque envie de planter la tente et d'y rester jusqu'au lendemain mais il est vraiment trop tôt et le camping y est interdit. Je poursuis mon chemin vers Lamlash. Mais une fois de plus je me fais avoir par la marée. Je rejoins donc Lamlash par la route. Sur la carte, j’ai repéré un endroit pas très loin de Lamlash qui me semble pas mal pour y passer la nuit. J’arrive sur place aux alentours de 18h. La pluie m’a donné rendez-vous, par chance, un abri se trouve là. Je décide d’attendre que la pluie s’arrête pour monter ma tente et profite de ce temps pour contempler Holy Isle juste en face de moi. Je monte la tente et ne tarde pas à m’y réfugier. Une averse s’abat sur l’île. Elle ne dure que quelques minutes. J’entends alors un étrange bruit. Je sors de ma tente et j’ai le plaisir de voir mes premiers phoques écossais !! Ils sont là tous les deux à se prélasser sur un rocher ! La pluie semble partie pour de bon, je ne tarde pas à m’endormir, bercée par le bruit de l’eau. Je préfère dire que le vrai commencement de ma marche fut sur le West Highland Way. Cette première semaine sur l'île d'Arran fut compliquée physiquement et moralement. Cette semaine m’a donné le temps dont j’avais besoin pour réaliser que mes pieds se sont bien posés en Écosse et que je suis en train de réaliser ce projet dont j'ai tant rêvé. 154 km sur le West Highland Way Le West Highland Way (WHW) est un des trails les plus populaires au Royaume-Uni, très bien balisé, il ne comporte pas de grandes difficultés (les bords du loch Lomond peuvent être rocailleux). Il s’étend sur près de 154 km entre Milngavie et Fort William. Le West Highland Way est très fréquenté mais il en vaut la peine ! C’est une véritable plongée au cœur des Highlands et le chemin passe tout près de la très célèbre vallée du Glencoe . Marcher sur les bords du Loch Lomond restera un des moments favoris de mon voyage ! Mes étapes sur le West Highland Way : Étape 1. Milngavie - Drymen Étape 2. Drymen - Lochan Maol Dhuinne Étape 3. Lochan Maol Dhuinne - Inversnaid Étape 4. Inversnaid - Invernaran Étape 5. Invernaran – Bridge of Orchy Étape 6. Bridge of Orchy – Kinghouse Étape 7. Kinghouse – Blar a’ Chaorainn Étape 8. Blar a’ Chaorainn – Glen Nevis campsite Étape 3 du West Highland Way, 28 mai. Le ciel est totalement dégagé ce matin. Sur le camp, il règne une ambiance paisible. Nous sommes cinq tentes à avoir passé la nuit sur le camp de Lochan Maol Dhuinne. Aujourd’hui je prévois de marcher seulement 12 km. Mon corps me le demande. Je retrouve le chemin, et pars en direction de Rowardennan. Après avoir dépassé l’hostel, j’ai la joie de trouver une honesty box remplie de gâteaux et de sandwichs au fromage. C’est la deuxième que je croise sur le chemin. Après quelques kilomètres ; le chemin débouche sur une forêt enchantée, féerique. Les bluebells sont en fleur et forment de beaux tapis violets. La lumière du soleil, filtrée par les feuilles des arbres, accentue la couleur violette des fleurs. Je ralentis mon pas afin que ce moment dure le plus longtemps possible. Les plages se succèdent, j’en profite pour faire une pause. Arrivée à Inversnaid, je retrouve J et E croisés le veille sur le chemin. Je me joins à eux pour prendre un verre. J est franco-écossais, il a voyagé pendant près de 10 ans à travers le monde et n’hésite pas à m’encourager à faire de même. Il me montre que c’est possible de sortir des sentiers battus, de créer sa propre voie. Requinquée, je les quitte pour rejoindre le camping où je fais la connaissance de deux français, un frère et une sœur. Ils marchent aussi sur le WHW. Je me fais alors cette réflexion : il peut se passer des journées riches en rencontre et intenses en échanges comme des journées très solitaire, sans croiser âme qui vive. C’est aussi ce qui fait la beauté de cette aventure. Étape 6 du West Highland Way, 31 mai. Je quitte mon lieu de bivouac aux alentours de 7h30. Marcher tôt dans le silence, avant la foule, est un pur plaisir. Une fois Bridge of Orchy dépassé, je rencontre enfin le moorland, ces tourbières qui tapissent le paysage écossais. Les grands espaces. Enfin. Ce que je suis venue chercher. Aux alentours de 13h, le ciel s’assombrit. Je ne regarde plus trop la météo, de toute façon, ça change tous les jours. Ça sent tout de même la pluie. Je quitte le chemin pour rejoindre un cairn, un peu plus haut. Prendre de la hauteur pour mieux voir cette étendue sauvage nommée Rannoch moor. Elle s’étend devant moi, autour de moi, je ne parviens pas à en voir le bout. Depuis mon point de vue, j’aperçois l’entrée de Glencoe avec en poste de garde le Buachaille Etive Mor. Imposant, splendide et sombre. Je m’accorde une pause au Glencoe Ski Resort et je reprends le chemin. Je suis stoppée net dans mon parcours, une averse de grêle me prend par surprise. Plein de petits grêlons viennent me fouetter le visage. Ça fait mal. J’aperçois le Kinghouse Hotel, et comme par magie un bois se trouve juste à côté. Des tentes sont déjà installées près de la rivière Etive. Je me glisse dans le bois et j’étends mon rain tarp pour m’abriter dessous en attendant que l’averse de grêle passe. Après la grêle, la pluie. Il est encore tôt mais tant pis, j’installe mon campement, je me sens bien ici je y vais passer la nuit. Dans ce petit cocon vert. Étape 7 du West Highland Way, 01 juin. Ce matin, le soleil réchauffe la toile de ma tente. J’ai eu froid pendant la nuit, même emmitouflée dans mon sac de couchage. Je m’installe sous les rayons du soleil pour boire mon café et manger mes tartines de beurre de cacahuète. La journée s’annonce belle. Je pars tôt de mon campement pour profiter d’un moment calme. J’avance sur le chemin tout en étant hypnotisée par le Buachaille Etive Mor. C’est la première fois que je vois une telle montagne. Le Devil’s Staircase me fait prendre de la hauteur, la vue au sommet est splendide. Les marcheurs s’attroupent sur le chemin. Fin du moment calme. La descente sur Kinlochleven est interminable. Je n’en vois pas le bout, j’ai mal aux pieds et je ne pense qu’à manger. Vivement le ravitaillement. Le sac à dos rempli de victuailles je m’accorde une longue pause-déjeuner avant de repartir. Il est encore tôt, le soleil brille, je reprends la marche vers 14h30. Le chemin emprunte une old miltary road. Il n’y a pas de grandes difficultés mais le chemin caillouteux a raison de mes pieds. Je tarde à trouver un spot pour planter la tente. L’inconvénient des ces tourbières, c’est qu’il est compliqué d’y trouver un spot adéquat L’objectif, trouver un endroit plat, sec et abrité. Près d’un bois, je trouve un endroit convenable, ça n’est pas totalement plat mais cela fera l’affaire pour une nuit. Il ne me reste plus que 12km avant d’arriver à Fort William, le terminus. Avant d’enchaîner la suite je compte me prendre un jour de repos car mes pieds me font mal. Ils ont besoin de s’aérer et de bons massages à l’arnica. Et puis j’espère pouvoir gravir le Ben Nevis (1345 m), le plus haut sommet du Royaume-Uni. Avant de partir sur l’île de Skye, j’ai marché deux jours sur le Great Glen Way (trail qui démarre de Fort William et qui se termine à Inverness) entre Invergarry et Drumnadrochit. Cette portion du chemin est incroyable en offrant de multiples points de vue sur le Loch Ness et traversant de magnifiques forêts de pins calédoniens. Depuis Drumnadrochit, j’ai dévié sur l’Affric Kintail Way (trail qui démarre de Drumndrochit et qui se termine à Morvich) avec comme objectif de rejoindre Morvich près de l’île de Skye. J’y ai marché pendant deux jours entre Drumnadrochit et le Glen Affric. Cependant en raison des conditions météo effrayantes, j’ai préféré faire demi-tour et finalement, pour rejoindre l’île de Skye j’ai pris le bus depuis Drumnadrochit et ce jusqu’à Broadford. Changement de plan total qui ne m’a pas laissé sans frustrations mais nécessaire pour ma sécurité. 128 km sur le Skye Trail 128 km de marche de Broadford à Rubha Hunish, à travers les paysages emblématiques de l'île de Skye : les Cuillins, Sligachan, Portree, the Storr, Trotternish Ridge, le Quiraing… Le Skye Trail est un chemin non officiel et par conséquent non balisé. Il est vivement conseillé de partir avec une carte, une boussole ou un GPS. Je me suis équipée du guide Cicerone et de la carte Harvey Maps. Le guide détaille les étapes du Nord vers le Sud. J'ai choisi d'emprunter le chemin du Sud vers le Nord, tout simplement en raison de l'orientation du vent. Mes étapes sur le Skye Trail : Étape 1. Broadford - Torrin Étape 2. Torrin – Camasunary Bothy Étape 3. Camasunary Bothy - Sligachan Étape 4. Portree – The Storr Étape 5. The Storr - Flodigarry Étape 6. Flodigarry – Rhubba Hunish Plus je progresse vers le nord du pays, plus je trouve le paysage magnifique, dramatique et sensationnel !! Mon arrivée sur Skye fut particulièrement épique. Assise dans le bus, je rêvasse, perdue dans mes pensées et puis je finis par m'assoupir, bercée par les mouvements du véhicule. A mon réveil, je suis bluffée par le paysage qui défile sous mes yeux. Il pleut des cordes, la brume recouvre les sommets des montagnes, des torrents se déversent dans le Loch Cluanie, j'aperçois même un cerf aux bois de velours brouter de l'herbe sans se soucier du vent et de la pluie. L'ambiance est sombre, chaotique, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je suis happée dans le paysage, l'excitation monte. J’ai hâte de ces quinze jours sur l'île. Seul petit couac, je ne sais pas encore où je dors ce soir et j’avoue dans ces conditions, je préfère éviter de dormir sous la tente et lui éviter toutes potentielles distorsions et cassures par le vent. Je pars donc à la recherche d'un logement. Malheureusement ce jour-là, les auberges de jeunesse sont toutes complètes et le camping est inondé. Je trouve finalement une chambre d'hôtel pas très loin de Broadford, le terminus de mon bus. La chambre est chère mais le petit déjeuner est compris, de quoi facilement me convaincre. Je suis partie avec un portemonnaie de secours en cas de situation d'urgence. Et là c'est une situation d'urgence. (Dans un moment comme celui-ci, où je ne sais pas vraiment où je vais ni où je dors, je m'interroge et je prends soin de faire le choix le plus adapté en fonction de mes besoins et de ma sécurité. Quel que soit mon plan de départ, chaque jour je m'adapte.) En attendant le bus pour rejoindre mon hôtel, je me réfugie dans un café où je m'offre un bon repas. Il est 16h et je n'ai pas mangé depuis ce matin. Une fois ravitaillée, je rejoins l'arrêt de bus où j'entame une discussion avec un local. Je m'accroche pour comprendre ce qu'il me dit, il a un terrible accent écossais ! Je comprends que la météo est inhabituelle pour un mois de juin, et que la vie est chère sur l'île. J'ai justement choisi de partir en mai-juin car selon tous les bouquins de rando c'est la meilleure période pour marcher en Écosse. Pas de bol. Malgré tout, je profite du confort de l'hôtel et me régale des petits gâteaux et chocolats offerts. Étape 2 du Skye Trail, 14 juin. La veille j’ai retrouvé les deux français rencontrés sur le West Highland Way. Nous sommes stupéfaits de nous retrouver ici, à Torrin. Nous échangeons sur nos aventures depuis notre dernière rencontre. Ils m'annoncent leur plan pour demain. La météo s'annonçant très mauvaise, ils comptent rejoindre le prochain bothy via un chemin plus court. Ils m'indiquent le chemin sur la carte. Nous nous sommes promis de nous y retrouver et d'y passer l'après-midi. Je quitte mon lieu de bivouac en tentant de ranger ma tente sans trop la mouiller davantage. Le chemin pour rejoindre la route est une véritable pataugeoire. Mes pieds s'enfoncent dans la boue, en même pas 30 min je patauge dans mes propres chaussures. Je suis reconnaissante de ce raccourci. Il me faut à peine 2h30 pour rejoindre le bothy au lieu de 5 ou 6h en suivant le chemin initial. Je suis impressionnée par l'eau qui s'écoule sur le sentier. Heureuse de me mette à l'abri, je retrouve mes camarades. Nous avons mangé, discuté, joué et rencontré d'autres randonneurs. C’est un plaisir de rencontrer d’autres marcheurs et de se raconter nos mésaventures ou bien de simplement échanger sur la marche ou sur nos vies respectives. Je viens de trouver ce qu’il me manquait et ce que j’avais tant apprécié sur mes précédents chemins : l’ambiance et la solidarité entre marcheurs. Dommage que ces rencontres restent éphémères, parfois trop courtes... Étape 3 du Skye Trail, 15 juin. Cette journée sur l'île de Skye fut à la fois l’une des pires et l’une des meilleures. Traverser une rivière pieds nus, mes chaussures dans une main, les bâtons dans l’autre, le pantalon de pluie ruisselant et devenu inutile, c’est à peu près l’image que je vais garder de la marche du jour. Due à la pluie incessante depuis trois–quatre jours, le niveau des rivières a largement gonflé rendant certains passages compliqués en raison du courant. Au bout de la troisième fois, j’ai renoncé à enlever mes chaussures. A quoi bon ? Je suis déjà trempée et mes chaussures aussi. Tant pis, je m’enfonce dans l’eau, chaussures aux pieds. Je me concentre, appuyée sur un bâton, sur ma respiration, afin d’identifier un endroit où la vitesse du courant est modérée et surtout pour ne pas tomber. Les paysages du Glen Sligachan sont fantastiques. J’avance sous une fine pluie brumeuse. Les sommets sont dans la brume, sur les versants des torrents s’écoulent en direction de la rivière. Même cachés dans la brume, les munroes, ces cônes et monts de pierre sont impressionnants. J’essaie d’en deviner les contours. Il est saisissant à quel point la météo crée l'ambiance d'un paysage. Même mes émotions en sont impactées. Il est certes plus agréable pour moi de marcher dans un climat serein, avec le soleil. Cependant, j'ai eu plusieurs fois la sensation que la beauté des paysages écossais se révélait davantage sous la pluie et le vent. Au bout d’une dizaine de kilomètres, mon attention se déporte du paysage pour se fixer sur mon envie d’arriver et de me mettre à l’abri. J’accélère sur le dernier kilomètre quand j’aperçois enfin la figure blanche de l’hôtel. Ce soir, je n’ai aucune envie de dormir sous la tente, j’aspire seulement à dormir à l’abri et au sec. Arrivée, à Sligachan, je trouve un arrêt de bus comme abri pour faire une réservation de dernière minute. Je trouve une auberge de jeunesse à Uig. En attendant le bus, je me réfugie dans le bistro à côté de l’hôtel. Je m’offre un bon burger et je retrouve mes camarades de la veille. Tous un peu secoués par la matinée, chacun prendra des chemins séparés avec l’envie de dormir à l’abri et la ferme intention de faire sécher ses chaussures. A la suite de cette journée, je décide de m’accorder un jour de pause, la météo prévoit les mêmes conditions météo pour le lendemain. Je préfère attendre vendredi, et recommencer à marcher au sec. Étape 5 du Skye Trail, 18 juin. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit. Le vent a soufflé malgré ma tentative d'abri. Mon réveil sonne. Il est 3h30 du matin. Objectif : assister au lever du soleil sur le Old Man of Storr et profiter du lieu, seule, sans les touristes. Ce fut un moment hors du temps. La lumière est magnifique. Le paysage me paraît irréel. Je grimpe vers le Storr au même rythme que le soleil s'élevant au-dessus des nuages qui commencent à s'attrouper. Les hauteurs sont dans la brume, les nuages filtrent la lumière dorée du soleil, l'ambiance y est presque mystique. Le Storr est splendide. Le site est silencieux, je ferme les yeux, m'assoie quelques minutes pour reprendre mon souffle et je profite de ce moment. Il est maintenant 7h et j'aperçois en contrebas les premiers marcheurs. Je poursuis mon chemin vers la crête. Aujourd'hui, j'ai l'intention de marcher sur le ridge entre le Storr et Flodigarry. Cependant, en arrivant sur la crête, je suis obligée de m'appuyer sur mes bâtons pour ne pas tomber et puis surtout je n'y vois rien. Je ne sais pas où je vais et je sais que cette étape n'est pas tracée. Il n’ y a pas réellement de chemins. Dans ma tête résonne : DANGER, STOP, DEMI-TOUR !! Non, je ne me lancerai pas sur cette étape, pas dans ces conditions et seule c'est trop dangereux. Un sentiment de frustration m'envahit car cette étape est sûrement une des plus belles du chemin mais tant pis, je redescends. Je retenterai demain, peut-être… En attendant, je reviens sur Portree où je m'offre un bon repas. Cela fait du bien de changer de ma routine alimentaire. Je suis épuisée, par mon réveil à l'aube et par ces changements constants qui malgré tout rendent cette aventure unique par sa totale imprévisibilité. Au fond de moi, je sais, que je suis venue le chercher, l’imprévu. Même si cela fait peur, c'est une des raisons pour laquelle j'aime autant voyager. L’imprévu pousse constamment à se réinterroger et à vivre l'instant. En soirée, je rejoins l'hostel de Flodigarry où je plante la tente pour 12 pounds avec accès à la cuisine et aux sanitaires. Je retrouve encore les deux français et je fais la rencontre de deux amies françaises en vacances sur l’île de Skye. Les auberges de jeunesse restent des lieux de rencontres importants de mon voyage. J'aime marcher seule mais pouvoir partager avec d'autres en soirée autour d'un verre ou d'un repas remonte souvent le moral. C'est agréable de pouvoir échanger, rire, rencontrer. C'est une des raisons parfois pour laquelle j'ai choisi de dormir en hostel. Étape 6 du Skye Trail, 19 juin. Ce matin, j'ai finalement eu l'occasion de rejoindre le Quiraing. Une fois de plus, c'est magnifique. L'île de Skye ne cesse de me surprendre. Une immensité verte ponctuée de deux lochs. Après ma pause déjeuner, cap retour sur Flodigarry pour entamer la dernière étape. Après 3h30 de marche, j'atteins le Lookout Bothy dans lequel je me réfugie du vent. Le Bothy est tout petit mais la vue y est splendide. Le soleil réchauffe la pièce à travers les carreaux et l'horizon se dégage. Je crois que je vais assister à mon premier coucher de soleil écossais, un immense cadeau après cette semaine un peu chaotique et compliquée. Je plante ma tente à l'extérieur du bothy. L'espace pour dormir n'est pas si mal, mais habituée à dormir sous la tente, je commence à manquer d'air dans les espaces clos. Cette soirée est régénératrice, comme une vague de chaleur. Une soirée sereine, avec une brise légère, assez importante pour faire fuir les midges. Le retour du soleil. La chaleur. Ressentir à nouveau la chaleur sur mon visage et dans mon corps me fait réaliser à quel point j'ai eu froid cette semaine. L'absence de vent m'indique à quel point le silence d'une nature apaisée m'avait manqué. Prendre le temps de monter la tente, sans précipitation, sans gouttes à éviter. Prendre le temps de préparer à manger sans avoir à tenir l'auvent de ma tente et pouvoir manger à l'extérieur avec vue sur la mer et la silhouette des Hébrides. C’est ce qui s’appelle finir en beauté! L' île de Skye fut une claque au niveau des paysages mais ce fut également la section la plus difficile de mon voyage notamment en raison de la météo plutôt capricieuse. Ce que je comprends c’est que la météo me pousse constamment à m’adapter. C’est épuisant et challengeant à la fois. Mes plans changent très souvent, et si au début de l'aventure, cela me contrariait car j'ai dû renoncer à certaines sections de marche, j'ai à un certain point lâché prise, et accepté de marcher dans des conditions incertaines et changeantes et de simplement m'en amuser. Mais bon plus facile à dire qu’à faire ! Mais au fait pourquoi tu marches seule ? Marcher seule implique un dépassement de soi, Marcher seule c'est apprendre à se faire confiance et à s'écouter, Marcher seule, c'est se trouver des forces insoupçonnées, Marcher seule, c'est oser aller vers l'autre, Marcher seule, c'est croire ensuite que tout est possible. 200 km sur l’Hebridean Way C'est en tombant sur le blog Watchmesee que j'ai découvert l'existence des Hébrides Extérieures et de l' Hebridean Way . Je n'en avais jamais entendu parler auparavant. Et ces îles lointaines, silencieuses, isolées, aux plages de sable blanc, aux cercles de pierres, si différentes des autres paysages écossais n'ont pas tardé à s'ajouter à mon parcours. J'ai passé deux semaines sur ces îles à parcourir près de de 200 km sur l' Hebridean Way , du sud au nord. L' Hebridean Way est un itinéraire balisé qui traverse l'ensemble de l'archipel des Outer Hebrides (10 îles au total) sur près de 250 km. Il nécessite de prendre deux ferries, et emprunter 6 causeways. Sans grandes difficultés de dénivelé, il peut tout de même se révéler challengeant par les terrains traversés, l'absence de chemin sur certaines sections et par la météo des îles, très changeantes. Mes étapes sur l’Hebridean Way : Étape 1. Eriskay – Dalabrog Étape 2. Dalabrog – Howmore Étape 3. Howmore – Liniclate Étape 4. Liniclate – Carinish Étape 5. Carinish – Loch Blathais Bhal Étape 6. Loch Blathais Bhal - Barra Hostel Étape 7. Leverburgh – Horgabost Étape 8. Horgabost – Drinishader Étape 9. Drinishader – Aline Étape 10. Aline – Laxay Étape 11. Laxay – Ardhmore Étape 1 de l'Hebridean Way, 29 juin. Je commence ma marche avec le soleil et repue d'un bon petit déjeuner écossais. Ce matin j'ai pris le full one. Un bon plein de protéines, je suis prête à attaquer ce nouveau trail. Je quitte Andy, le propriétaire du Bed and Breakfast. La communication entre nous fut chaotique et assez drôle. Je ne comprends pas son accent écossais, il ne comprend pas mon accent français. Le seul sujet où nous pouvons échanger est la météo et Andy m'assure que le soleil va durer toute la journée. Je suis ravie et soulagée car la veille la vitesse du vent était assez impressionnante. J'ai droit aux magnifiques couleurs turquoise et bleue de la mer, révélées par la lumière du soleil. Les boutons d'or et les coquelicots sont en fleur et ajoutent de belles touches de couleurs. J'ai du mal à croire que je suis toujours en Écosse. Me voilà transportée dans un autre monde. L'étape entre Eriskay et Dalabrog emprunte de vrais chemins, plats et bien tracés. Je savoure de ne pas avoir à regarder où je mets les pieds et de ne pas avoir à surveiller mon GPS. Je n'ai qu'à suivre le sentier. Mes pas engloutissent les kilomètres et je plante ma tente en soirée dans les dunes, habitées par les lapins et je profite des rayons du soleil. Sereine, j'attends avec impatience les prochains jours. Étape 2 de l'Hebridean Way, 01 juillet. L'arrivée sur Liniclate se fait par la route. Le bruit des voitures me surprend. Habituée au silence et au calme de la nature. Je fais des provisions à la Coop de Crianlarich. J'achète des fruits frais, un régal. Manger frais est ce qui me manque le plus sur la marche longue distance. Je transporte régulièrement des carottes et de temps en temps des pommes. Plus, ne ferait qu'alourdir le poids de mon sac. Je reprends la route, puis je décide de m'arrêter au campsite de Liniclate pour 10 pounds la nuit. Le propriétaire est accueillant et ne manque pas de faire un commentaire sur la taille de ma tente. "C'est la plus petite tente que je n'ai jamais vu !". Nous échangeons quelques mots et il me conseille d'avoir régulièrement du cash sur moi. Sur les îles, c'est plus facile. Une fois installée, une dame vient à ma rencontre. Elle est en vacances au camping avec sa famille. Elle me demande si je voyage seule et si tout va bien. Je lui réponds par l'affirmative. Elle me félicite et salue mon courage. Souhaitant absolument m'offrir quelque chose à manger, elle m'offre une tasse de thé et une belle part de gâteau au chocolat. Mon cœur et mon appétit sont comblés. Étape 5 de l'Hebridean Way, 04 juillet. J'arrive sur Lochmaddy autour de 15h30 après avoir marché sur 8 km de route depuis Langlass Woodland. Je pensais m'arrêter là mais je ne suis pas fatiguée. Malgré le vent, j'ai envie de continuer de marcher. Au croisement, à Blathais Bhal, je me retrouve face au vent et à la pluie, je me prends tout dans le visage, j'en rigole. Je me mets à chanter pour m'encourager. Quelques kilomètres après, je commence à prospecter un lieu de camp pour la nuit au milieu de nombreux petits lochs. Planter ma tente sur les bords est tentant mais je ne dois pas oublier l’influence de la marée sur le niveau d'eau du Loch. Je n'ai pas envie de me retrouver inondée. Des moutons pâturent dans le coin. D'après ma carte, le chemin se perd un peu plus loin dans le moorland, autant dire que ça va être compliqué de trouver un endroit plat, sec et à l'abri du vent. Je parviens tout de même à trouver un petit emplacement près d'un loch, protégé par une butte. Ça n'est pas parfaitement plat mais je ne pense pas trouver mieux et j'ai envie de me mettre à l'abri du vent et de la pluie. Ma tente à beau être petite, elle est bien pratique. Plusieurs fois elle m'a permis d'éviter de faire trop de km et d'accumuler de la fatigue. Son gros inconvénient, je ne tiens pas assise. J'ai souvent mangé, recroquevillée. Pour me préparer à manger, ce fut un peu la bataille. J'ai failli mettre le feu à ma tente, j'ai pas trop rigolé. Assommée de fatigue, le vent qui secoue ma tente ne m'empêche pas de dormir. Étape 6 de l'Hebridean Way, 05 juillet. Le lendemain, le vent souffle toujours aussi fort. Ma tente n'est pas sèche. Tant pis, ça sentira le moisi. Le sentier prend de la hauteur. La vue sur Berneray et le moorland est magnifique. A perte de vue, des centaines de petits lochs. Je contourne la colline, en contrebas de nouvelles plages aux eaux turquoise. J'aperçois le ferry pour Leverburgh où je me rends demain. Aujourd'hui, je prévois une étape courte. Après un bon repas chaud au bistro du village, je marche les 4km supplémentaires pour rejoindre l'hostel de Berneray. Atypique. Vue sur la mer. Je paie 20 pounds pour y passer la nuit. J'en profite pour faire sécher mes chaussettes sur les fils à linge. L'avantage du vent c'est que ça sèche les affaires. Marcher les pieds mouillés devient quotidien. J'y rencontre quatre amis anglais qui reprennent le chemin là où ils l'ont laissé trois ans plus tôt. Ils feront partis des rares randonneurs croisés sur mes 11 jours de marche. Ce fut une marche très solitaire. J'ai adoré. J'ai trouvé ce que je cherchais. La solitude et le silence. Étape 8 de l'Hebridean Way, 07 juillet. Au petit déjeuner, je croise Gary, un des quatre anglais que j'ai rencontré la veille, à l'hostel de Berneray. Il me questionne sur la suite de mon projet. Je lui parle alors du Cape Wrath et de mon hésitation à faire la dernière section de ma marche. Si les conditions météo sont les même qu'ici, je ne sais pas si je continue. Je suis fatiguée, plus que je ne l'imaginais. Gary a marché sur le Cape Wrath Trail et il a adoré, il me confie même que c'est un de ses trails préférés. Il m'a fallu 2 secondes pour changer d'avis. Il m'a convaincu et je ne veux rien regretter. Je pars seule du camping, les 4 amis anglais hésitent à continuer. La météo des prochains jours s'avère calamiteuse. Ils hésitent à prendre le bus pour avancer au prochain hostel. L'étape commence sur les chapeaux de roue. Un bon 300 mètres de dénivelé et pas de chemins. J'essaie de trouver les piquets avec la balise. Épique. Chacun finalement crée son propre chemin. Au sommet, la vue sur la plage de Seilebost est totalement bouchée et le vent souffle si fort. Essoufflée et poussée par le vent, je crie. Personne ne peut m'entendre. L'air frais rentre dans mes poumons et rougie mon nez et mes joues. Je me sens bien. Je ne pense à rien. Bizarrement, ce sont ces étapes les plus dures physiquement, les plus challengeantes qui sont les meilleures ! Aller au-delà de soi, dépasser ses limites pour être ensuite fière de son accomplissement. Le chemin entre Seilebost et Plocrapool est splendide. Chaos granitique, maisons isolées et petits ports de pêche. Un air de Norvège, je sens que je gagne en latitude. Étape 9 de l'Hebridean Way, 08 juillet. Après plus d'un mois sur les chemins, je commence à me connaître, à savoir comment je réagis quand les conditions météo se dégradent, comment je gère les situations difficiles. J'essaie chaque jour de faire le choix le plus adapté et le plus respectueux envers moi-même. Cependant, parfois la raison, la peur prend le dessus et c'est la panique. Peu avant Aline, j'ai paniqué. J'ai pris peur, j'ai fait un choix, trop rapide peut-être. Si je sais que la pluie ne dure pas, le vent qui souffle depuis trois jours me fait tourner la tête. Le sol est imbibé d'eau, je tâtonne avec mes bâtons pour me faire une idée de la profondeur. Un moment d'inattention et je m'enfonce dans le sol, c'est la chute. J'atterris sur une partie non inondée. Je n'en peux plus alors sur un coup de tête je saute dans les bus pour Stornoway. Je dors au camping et fait sécher mes chaussettes. Je n'étais qu'à quelques mètres de mon point d'arrivée. C'est une décision que j'ai regretté par la suite mais j'apprends à me répéter que c'est la première fois que j'entreprends un tel voyage et que les moments de panique et de doutes font partie de l'aventure ou font l'aventure. Étape 10 de l'Hebridean Way, 09 juillet. Marcher entre Aline et Laxay fut une de mes étapes préférées. J'ai adoré cette section du chemin. Isolée, traversant des grands espaces de moorland. L'absence de vue sur la mer m'en fait oublier que je suis sur une île. La traversée d'Aline Woodland est agréable, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu d'arbres. J'aperçois enfin les premières vaches Highlands. Plus je progresse sur le chemin, plus les montagnes derrière moi se font petites, le relief s'adoucit. Autour de moi, le rien, que de grands espaces de moorland ponctués par des lochs, une image gravée dans mes souvenirs. Juste avant Laxay, je trouve un bel endroit pour passer la nuit. Demain, j'arrive sur Stornoway. Je vais m'offrir deux bons jours de repos avant de revenir sur le continent. Au camping de Stornoway, je prends le temps de me reposer et de préparer la dernière section de mon parcours même si chaque jour l'incertitude est là. Laisser mes pieds au sec, à l'air frais. Ces derniers jours mes pieds ont souffert de l'humidité permanente. J'ai la sensation parfois que ma peau va littéralement se déchirer tellement elle est fripée. Le Cap Wrath approche !! 115 km sur le Cape Wrath Trail Le Cape Wrath Trail prend son départ à Fort William pour se terminer au Cape Wrath, la pointe nord-ouest de l'Écosse. Long de plus de 300 km, il est réputé pour être une des randonnées les plus difficiles de Grande-Bretagne. De nombreuses portions ne sont pas tracées mais le trail offre de nombreuses variantes. J’ai marché sur le Cape Wrath Trail entre Ullapool et le Cape Wrath, à travers l' Assynt et le Sutherland . Mes étapes sur le Cape Wrath Trail : Étape 1. Ullappol- Schoolhouse Bothy Étape 2. Schoolhouse Bothy – Glen Oykel Étape 3. Glen Oykel– Inchnadamph Étape 4. Inchnadamph – Glendhu Bothy Étape 5. Glendhu Bothy - Kylestrome Étape 6. Kinlochbervie – Sandwood Bay Étape 7. Sandwood Bay - Cape Wrath Étape 1 du Cape Wrath Trail, 14 juillet. L’immensité, le silence, la solitude, pendant un court instant créent une ambiance incertaine. J’ai peur. Je pense même à faire demi-tour mais l’appel du chemin est plus fort. Il n'y a que moi. Je suis complètement seule. C'est la première fois depuis le début de ma marche que je me pose la question " Et s'il m'arrive quelque chose ? ". Je n'ai aucun réseau et personne ne sait vraiment où je suis. Inquiète, j'avance un pas après l'autre. Tout va bien. Jusqu'ici tout s'est bien passé. Il existe une solution à tout problème. S'il m'arrive quelque chose, je me fais confiance, je trouverai une solution. Je reprends mon souffle et je m’élance à nouveau sur le chemin, émerveillée par le paysage et envahie par les émotions. Je suis là où je dois être perdue au milieu de ces grands espaces. Rassurée et soulagée, je poursuis ma marche jusqu'à mon petit campement près d'une rivière. Je tente une baignade. J'ai dépassé les genoux mais c'est vraiment trop froid. Je me réfugie dans mon sac de couchage bien au chaud. Étape 3 du Cape Wrath Trail, 16 juillet. Je me réveille au bord de la rivière Oykel. Il a à peine plu cette nuit. Les midges sont déjà là. Je prends mon café dans la tente. Depuis deux jours je me régale des paysages et de l'immensité des lieux. Les paysages s'ouvrent et la vue s'étend. Aujourd'hui je passe de l'autre côté de la vallée pour rejoindre Inchnadamph et le Loch Assynt. Je m'enfonce dans le Glen. Je retrouve les barres rocheuses. Je me sens si bien dans la montagne. J'ai un coup de cœur pour cette partie de l'Écosse et il me reste encore quatre jours de marche avant d'atteindre le Cape Wrath pour en profiter. Je commence à prendre de la hauteur, deux cerfs s'élancent devant moi. Je lève les yeux. Une vingtaine de cerfs et biches se sont immobilisés et me regardent continuer le chemin. C'est magnifique. Je me sens désorientée par tant de beauté et si petite. J'aperçois maintenant le cours de la rivière Oykel. Il serpente dans la vallée. Je n'ai jamais vu un tel paysage. J'en perds mon chemin. Je fais un détour en m'offrant un petit dénivelé qui n'était alors pas nécessaire. J'aime bien me compliquer la vie. En retrouvant le chemin, j’aperçois le Loch Assynt. Whaoouh !!! Exclamations continues. Ce jour-là marque la fin de ma marche en solitaire. Je passe la nuit à l’hostel d’Inchnadamph, j’y rencontre quatre randonneurs du Cape Wrath Trail. Un couple d’anglais (H et K) et deux amies américaines. Étape 4 du Cape Wrath Trail, 17 juillet. Ce matin, la brume a envahi les sommets. Le sentier du Cape Wrath Trail emprunte les hauteurs. La vue est totalement bouchée. J'aperçois à peine le Loch Assynt et le sommet du Ben More Assynt est caché dans les nuages. Je me concentre sur le chemin. J'aperçois deux tâches de couleurs, une orange et une verte qui disparaissent rapidement dans la brume. Je ne suis pas seule. K et H sont justes devant moi. Ça me rassure de ne pas être seule dans ces conditions de marche. Je les retrouve après le col avant d'entamer la descente sur le Loch Glencoul. On marche sur un petit bout de chemin ensemble. Cette étape est encore plus dingue que les précédentes. Le brouillard finit par se lever et devant moi des barres rocheuses se dévoilent peu à peu. Aux alentours de 12h, le vent se calme, il fait chaud. Peut-être 22 degrés. Habituée au froid depuis le début de l'aventure, cela me fait tout drôle d'enlever la veste. Je transporte des t-shirts que je n'ai jamais portés. L'occasion se présente enfin. Tout est différent ici. Le relief est différent. L'atmosphère est différente : surréaliste, dramatique, hypnotique. Chaque munroe à sa particularité, son unicité. J'ai pensé toute la journée aux pies (tartes) de Lochinver, élues meilleures pies écossaises en 2022. Grande amatrice de nourriture que je suis, comment passer à côté. Lochinver n'est qu'à quelques kilomètres d'ici. Après avoir élaboré un plan basé sur les horaires de bus, beaucoup trop complexes, j'envisage de faire du stop le lendemain. Pour le moment, l’objectif est d’arriver au Glendhu bothy. Arrivée au Bothy après une longue descente, je m'assoie pour récupérer. J'ai du sortir la moustiquaire de tête pour ne pas souffrir des attaques de mouches. Ce soir, l'air est sec, sans vent. Cela ne fait aucun doute, les midges vont se montrer ce soir. Depuis que j'ai quitté les îles le volume de midges est devenu impressionnant. Le soir, protégée par la moustiquaire de ma tente, je les regarde s’accumuler sous la toile de ma tente. Par milliers. Et le lendemain, ils sont tous morts, noyés dans la rosée. Je suis vite rejoint par deux amies allemandes qui viennent passer la nuit dans le bothy. Elles ne randonnent pas sur le Cape Wrath Trail, elles sont en vacances dans le coin. Elles me proposent de partager leur repas, l'une d'entre elles à trouver des champignons sur le chemin. Au cours de notre échange, je leur parle de mon intention de faire un détour par Lochinver ainsi que de mon appréhension de faire du stop seule. Elles ont eu la chance de goûter les tartes il y a quelques jours et elles me proposent de m'y emmener le lendemain et de manger des pies ensemble. C'est évidemment avec grand plaisir que j'accepte. Je suis bluffée par le hasard de cette rencontre. J’ai pensé à mes tartes toute la journée et voilà que je rencontre deux personnes qui me propose d’aller manger ces tartes ensemble. De synchronicités en synchronicités, il se passe quelque chose. Je sens que quelque chose change dans ma perception et dans mon appréhension de la vie. Le chemin m'apporte ce dont j'ai besoin, c'est une évidence, et si je lui faisais finalement confiance à la vie ? L'apple pie est une des meilleures que j'ai mangé. Pâte pleine de beurre et pommes chaudes à la cannelle à l'intérieur. Un vrai délice. Après ce bon repas, je m'accorde une bonne pause avant de récupérer le chemin. Étape 6 du Cape Wrath Trail, 19 juillet. Demain s’achève deux mois et demi de voyage. Je ne réalise pas que ce sera mon dernier jour de marche. Il y a deux semaines j’attendais la fin avec impatience, fatiguée par les conditions de marche. Mais après cette dernière semaine, plus sereine, j’ai envie de continuer de marcher. Demain, mon objectif sera atteint. Les images, les moments marquants, les réflexions défilent dans ma tête. Je ne suis jamais partie seule aussi longtemps. Un sentiment de fierté m’envahit. Cependant, je ne peux m ‘empêcher de penser à ce que j’aurais pu mieux faire, à mes doutes et à mes peurs et aux choix qui en ont découlé. Ce soit, c’est mon dernier bivouac. Dormir dans la tente fait partie désormais de ma routine. Plus j’y dors, plus j’y trouve du confort, c’est mon petit cocon. Je la trouve de plus en plus spacieuse. J’ai développé toute une organisation pour m’y déplacer, pour y manger et pour y ranger mes affaires. Quand il pleut dehors, pas le choix. Cela va me manquer. Vraiment. Le voyage et la marche font partie de moi. Je me sens pleinement vivante. Étape 7 du Cape Wrath Trail, 20 juillet - Arrivée au Cape Wrath !!! Déjà nostalgique, je remballe mes affaires face à la mer, sur la plage de Sandwood Bay. Plus que 13km de moorland. Plus j’avance dans cette immensité, sans traces et sans chemins, plus le phare du Cape Wrath se dessine. Plus que quelques pas parmi les milliers réalisés depuis Glasgow. Le vent souffle fort et il fait froid. Les conditions de marche ne vont pas me manquer. Après 3h de marche, j’atteins la route qui mène au phare. Plus que 2 km. Il est là. Le bout. Je m’approche du phare et le contourne pour me retrouver face à la mer. Je reste là debout pendant quelques minutes. Le vent souffle sur mon visage, je lève les bras en signe de victoire, le sourire aux lèvres. Je ne réalise absolument pas que je viens de terminer ce projet dont je rêve depuis si longtemps. Je ne reste pas longtemps, il fait vraiment froid. A ma grande surprise il y a un petit café caché derrière une immense porte rouge. Je me dépêche de m’y mettre à l’abri. Je m’offre un bon chocolat chaud avec une bonne dose de crème fouettée. Je crois que je l’ai bien mérité. Le petit mot de la fin Lorsque mon aventure s’est terminée, j’ai pensé à la partager au travers de la création d’un blog. Mais suis-je légitime ? J’ai fait tellement d’erreurs et parfois de débutante. La première ? Partir avec un sac trop lourd. J’ai parfois manqué de courage ou pris des décisions trop rapides. Et puis est-ce que mon histoire va trouver ses lecteurs ? Mais lorsque Jean m’a proposé d’écrire mon aventure pour son blog, j’y ai vu une belle opportunité. J’y ai vu un espace pour raconter et partager mon aventure et peut-être encourager d’autres à se lancer à leur tour dans un voyage en solo ou en itinérance sur les chemins. Alors, en faisant fit de mes doutes, je me suis lancée dans la rédaction du récit de mon voyage et au fil des mots, je revis mon voyage et j’assimile tous ces paysages traversés, les doutes, les souffrances ressenties, les joies et les moments intenses. Quoi de mieux pour mettre un point final à cette aventure. Pendant mon voyage, j’ai rencontré beaucoup de femmes voyageant seules. Nous sommes de plus en plus à oser se lancer. Nous avons toutes un seul mot à la bouche : liberté. Et trouver une telle sororité n’a pu que me donner l’envie de partager mon aventure. Voyager seule en Écosse est tout à fait possible, jamais je ne me suis sentie en insécurité. J’espère vous avoir donner envie de vous lancer mais par dessous tout vous avoir donner l’envie de partir découvrir l’Écosse. Un pays à inscrire définitivement sur sa liste de voyage. Retrouvez Maëlle sur son compte Instagram . Hasard des prénoms, une autre Maëlle m'avait fait l'honneur de partager son carnet de voyage illustré en Ecosse que vous pouvez découvrir sur le site. Découvrez aussi la randonnée en solo de Fanny sur la Great Glen Way
- Ardnamurchan, la péninsule d’Ecosse aux allures de bout du monde.
C’est un bout du monde dont l’Ecosse a le secret que je vous présente aujourd’hui et celui qui est l'endroit le plus à l’ouest de la Grande-Bretagne continentale. Pourtant la péninsule d’Arnamurchan n’est pas perdue au bout d’une île écossaise lointaine, elle est au contraire proche de certains des endroits les plus connus d’Ecosse comme le Viaduc de Glenfinnan , Fort William , le Glencoe ou l’ île de Mull . Malgré cela peu font ce détour vers Ardnamurchan car la route qui mène à cet endroit, bien qu’elle soit en excellent état, est une longue single-track qui nécessite plus de deux heures de route pour en voir le bout, ce qui n'est pas toujours compatible avec un road trip où l’on voudrait enchaîner les découvertes. Je vais essayer dans ce guide sur la Péninsule d’Ardamurchan de vous donner envie d’aller arpenter cette étendue sauvage et désertique en vous montrant quelques superbes lieux que vous croiserez sur le chemin qui mène, tout à son bout, à un des plus beaux phares d’Ecosse. Où se trouve la péninsule d’Ardnamurchan ? Complétement à l’ouest, voilà ce qu’on pourrait dire afin d’aider à localiser la Péninsule d’Ardnamurchan . Prenez une carte de la Grande-Bretagne et trouvez le point qui est le plus occidental et vous aurez situé ce coin d’Ecosse. La Péninsule d’Arnamurchan est la longue langue de terre coincée entre le Sound of Mull au sud, le Loch Linnhe à l’est et la route des îles au nord. C’est une zone sauvage et très peu touristique car y aller demande du temps et nécessite d’y consacrer au moins une journée complète, quel que soit l’endroit dont vous partez pour rejoindre la Péninsule d’Arnamurchan . Pourquoi ça vaut le coup d’aller visiter la Péninsule d’Ardnamurchan en Ecosse ? Plusieurs raisons peuvent vous donner envie d’aller sur la Péninsule d’Ardnamurchan . La première est de visiter un endroit d’Ecosse hors des sentiers battus. La sensation d’isolement qui flotte sur Arnamurchan s’approche de celle que vous pouvez ressentir en visitant une île sauvage d’Ecosse comme celles des Hébrides tant la sensation d’être éloigné de tout se fait vite sentir. D’ailleurs son bourg principal, Kilchoan, ressemble à ces hameaux insulaires avec sa petite épicerie sortie tout droit des années 60 et ses quelques habitations disséminées le long de la route. La deuxième raison est de profiter de lieux magnifiques. Des plages, un phare mythique, des collines oppressantes... Ardnamurchan n’a rien à jalouser auprès d’autres régions écossaises en terme de beauté. La dernière raison est la proximité avec la faune sauvage. Ici le soir, les versants des collines deviennent littéralement recouverts de cerfs et dans le ciel vous aurez de grandes chances de voir un aigle royal voler. La nature est reine à Ardnamurchan et c'est un bonheur que d'être invité à assister au spectacle qu'elle livre ici. Vous l’aurez compris, ce n’est pas l’endroit où aller si vous n’aimez pas le sentiment d’être seul au monde mais si vous cherchez un coin pour couper les ponts avec l'agitation de la civilisation et vous recentrer sur vous-même et la nature qui vous entoure, la Péninsule d’Ardnamurchan aura des allures de lieu rêvé. Les endroits à voir absolument sur la péninsule d’Ardnamurchan En plus des paysages sauvages à souhait que vous croisez tout au long de la route, voici quelques-uns des lieux à voir absolument sur la Péninsule d’Ardnamurchan . Tioram Castle 💋💋💋 Le château de Tioram est peut-être l’un des plus scéniques d’Ecosse qui, perché sur un promontoire cerné par un loch, aurait presque des allures de celui qui illustre l’Île Noire de Tintin. Pourtant cette forteresse aussi imposante que photogénique est loin d’être la plus connue. Construit au 13ème siècle et incendié pendant les rébellions jacobites du 18ème siècle, le château de Tioram est depuis ce temps inhabité et en ruine mais sa magie perdure. On peut s’en approcher à marée basse en empruntant le sol sableux qui est alors dégagé des flots et se promener autour de cet édifice grandiose en profitant de nombreux point de vues où les ajoncs en fleur font de parfaits premier-plans. Depuis la fin des années 90, il n’est plus possible de pénétrer à l’intérieur du château de Tioram pour raison de sécurité. Le château de Tioram a aussi la particularité d’avoir connu un fantôme plutôt insolite puisque celui-ci avait pris la forme… d’une grenouille démoniaque. Elle avait pris l’habitude de suivre partout le 12ème chef du clan Clanranald qui possédait le château, même quand on pensait l’avoir enfermée dans une pièce. Le batracien aurait même déclenché une terrible tempête alors que le chef de clan refusait de la faire monter à bord de son bateau. La route vers Ardgour 💋💋 Ardgour , c’est un petit hameau où se trouve l’embarcadère qui vous permet de prendre un bateau qui fait la courte traversée à travers le Loch Linnhe pour rejoindre Corran et n’être plus qu’à quelques kilomètres de Fort William. Près de l’embarcadère, il y avait il y a quelques années la ruine d’un bateau de pêche qui a depuis était démantelée. Le pub qui a bonne réputation est lui toujours là. Les routes qui partent d’ Ardgour pour s’enfoncer dans la péninsule d’Ardrossan sont fascinantes. Elles font partie pour moi des plus remarquables en ce qu’elles traversent des dizaines de kilomètres de vallées sans jamais ou presque croiser la moindre habitation. C’est flagrant jusqu’à Salen, ça l’est encore plus quand vous vous dirigez vers Lochaline d’où une liaison en bateau est possible avec l’île de Mull. Il n’y a que la montagne, l’asphalte, les cerfs et vous. Ce spectacle est aussi irréel que marquant. Sanna Bay 💋💋💋 Voilà un endroit qui, par sa splendeur éclatante, vous fera oublier la longue route nécessaire pour y aller. Perdu au bout de la péninsule d’Ardnamurchan après une portion de route traversant le cratère d’un ancien volcan qui offre des paysages grandioses, la beauté de la baie de Sanna vous frappe immédiatement lorsque vous vous en approchez. Des dunes sauvages, la mer turquoise, la quiétude absolue et l’harmonie de la baie de Sanna va vite vous donner le sentiment d’être arrivé dans un coin de paradis dont peu viennent profiter. Pas de boutique, pas de restaurant, pas d’aménagement touristique en dehors d’un parking sommaire, juste deux ou trois petits cottages dans les environs et quelques vaches écossaises qui déambulent dans le décor, ne venez pas chercher en venant à la baie de Sanna autre chose que la beauté sauvage d’une des plus belles plages d’Ecosse. Les possibilités de promenade sont presque infinies ici, dans ce merveilleux bout du monde. Portuairk 💋 Portuairk est le hameau le plus occidental de la Grande-Bretagne continentale. On y trouve quelques cottages tournés vers la jolie plage paisible entre lesquels déambulent des moutons imperturbables. Une impression de vie au bout du monde qu’il fait bon de découvrir lorsqu’on visite la péninsule d’Ardnamurchan. Le phare d’Ardnamurchan 💋💋💋 Construit en 1849 par l’ingénieur écossais Alan Stevenson dont l’illustre famille se trouve derrière la réalisation de la plupart des phares britanniques, le phare d’Ardnamurchan a un style unique en Grande-Bretagne puisqu’il est le seul phare du pays à être construit dans un style égyptien. La structure haute de 36 mètres semble tutoyer les étoiles et les environs de l’édifice offre l’occasion d’admirer le phare d’Ardnamurchan sous tout un tas de points de vue, vous laissant admiratif devant la beauté et la grandeur de cet édifice construit au plus près des côtes acérées de ce lieu reculé. Le phare peut se visiter du 1er avril au 31 octobre et vous pourrez accéder à sa lanterne après avoir gravi l’escalier de 152 marches et deux échelles qui y mènent. Au pied du phare d’Ardnamurchan, un petit observatoire a été aménagé pour vous permettre de prendre le temps d’observer l’apparition dans les flots des dauphins, requins pèlerins et autres baleines qui viennent fréquemment dans cette partie d’Ecosse. Vous trouverez aussi près du parking une petite boutique et un salon de thé pour reprendre des forces après votre ascension. Comment aller à la Péninsule d’Ardnamurchan ? Par la route des îles La route des îles est ce tracé qui relie Fort William à Mallaig, dans le Lochaber. A mi-chemin, en tournant à gauche au niveau de Lochailort, vous commencerez alors à vous avancer sur la péninsule d’Ardnamurchan. Le phare est encore à presque 2 heures de route d’ici. Par le bateau depuis Corran A Corran , au sud de Fort William, il y a un bateau capable de faire monter à bord une dizaine de véhicule qui relie toutes la journée les deux rives du Loch Linnhe. Vous arriverez alors à Ardgour et pourrez progresser sur la péninsule d’Ardnamurchan. Plus d'infos sur cette traversée sur le site de CalMac . Par le bateau depuis l'île de Mull La solution la plus rapide pour arriver au plus près du phare et de la baie de Sanna est de prendre le ferry qui part plusieurs fois par jour de Tobermory sur l’île de Mull pour rejoindre Kilchoan. La traversée, gérée par la compagnie CalMac, dure moins d’une heure et il est conseillé de la réserver en amont si vous souhaiter embarquer votre véhicule sur le bateau. Plus d'infos sur cette traversée sur le site de CalMac . Où loger sur la Péninsule d’Ardnamurchan ? L’isolement d’Ardnamurchan est aussi renforcé par le peu de logements ouverts à la location sur cette péninsule écossaise. Il y a quelques possibilités pour se loger à Kilchoan , quelques structures touristiques et AirBnB disséminés le long de la route aussi mais il est clair que les voyageurs parcourant l’Ecosse en van ou en camping-car auront plus de facilité à rester quelques jours à Ardnamurchan que ceux dépendants de logements en dur. Pas de panique, vous pouvez aussi y faire une virée à la journée. Bien sûr il y aura de la route mais en logeant au Corran Bunkhouse , un complexe simple et efficace que j’adore situé littéralement à quelques mètres de l’embarcadère du ferry de Corran, vous pourrez partir avec le premier bateau et profiter au maximum de votre journée !
- Faut-il visiter John o’Groats, l'endroit le plus au nord d'Ecosse ?
C’est souvent un des premiers lieux que l’on coche lorsqu’on prépare un road trip sur la North Coast 500 . Situé dans le Caithness , tout au nord de l’Ecosse, John o’Groats a la réputation d’être le point le plus septentrional de Grande-Bretagne et la photo au côté du panneau commémorant cela est pour beaucoup un cliché incontournable d'un voyage dans ces terres du nord de l'Ecosse. En plus de vous raconter la longue et drôle d'histoire de ce petit hameau, je vais vous dire ici ce que vous pouvez faire à John o’Groats et si visiter John o’Groats est vraiment si indispensable que cela lors d’un voyage dans le Nord de l’Ecosse. L’histoire de John o’Groats En 1496, le Roi Jacques IV accorde à un hollandais installé dans la région nommé Jan De Groot le droit exclusif d’exploiter une ligne de ferry reliant le nord des Highlands aux Orcades , récemment cédées à l’Ecosse par le Danemark en 1469. Le tarif pour emprunter cette ligne avait été fixé par les autorités à un Groat , une ancienne monnaie qui avait cours en Ecosse. Suite à l’octroi de cette franchise, De Groot commença à aménager les environs du port sur les terres qu’il louait au Clan Sinclair. Père de sept fils qui se disputaient ses faveurs en vue d’une fructueuse succession, Jan De Groot résolut le problème en faisant construire une maison octogonale avec huit portes, une pour chacun de ses enfants et une pour lui-même. Le salon était lui aussi orné d’une table octogonale pour qu’aucun membre de la famille n’ait le sentiment de présider l’assemblée. Jan De Groot s’éteint en 1568 et fut enterré dans l’église voisine de Canisbay où sa pierre tombale se trouve encore. Pendant les siècles suivants, ce lieu était référencé sous le nom de la ville de Duncansby et le port sous le nom de Ferry Haven. La maison, devenue une ruine au fil du temps, était connue sous le nom de Johnny Grott's House au 18ème siècle. L’essor du tourisme à John o’Groats Quand la ligne de chemin de fer finit par arriver à Wick et Thurso en 1874, les deux villes les plus importantes du Caithness , les touristes commencèrent à s’intéresser à cette région jusque-là isolée. Construit en 1875 par un membre du Clan Sinclair, le John o’Groats Hotel a été bâti à l’emplacement de la maison de Jan De Groot, qui n’était déjà depuis longtemps plus qu’une ruine, en s’inspirant de son architecture octogonale. L’idée d’implanter cet hôtel tout au nord de l’Ecosse était d’attirer une clientèle qui, arrivant en train à Wick, séjournerait ici plusieurs jours pour profiter du grand air en se baladant le long des côtes ou en jouant au golf sur le parcours à 9 trous aménagé à côté de l’hôtel. Les riches familles britanniques venaient même alors jusqu’ici dans de petits avions pour frapper la balle sur ce green du bout du monde. Voici une incroyable vidéo de 1926 qui va vous montrer à quoi ressemblait John o’Groats et son hôtel à cette époque. Sentant l’opportunité, l’épicier du village, George Manson, décida de changer le nom du bureau de poste qu’il tenait en « John o’Groats » et d’y vendre les premiers souvenirs estampillé de ce nom évoquant le nord de l’Ecosse lorsque l’hôtel fut construit ici. Pour attirer encore plus de visiteurs, on commença à dire de ce hameau qu’il était le point le plus au nord de Grande-Bretagne, honneur qui devrait pourtant être réservé à la Péninsule de Dunnet Head situé juste à côté. Au fil du temps d’autres commerces de souvenir vont venir se concurrencer ici dans cet endroit dont tous les petits britanniques apprennent le nom à l’école pendant leurs cours de géographie. Tombé à l’abandon dans les années 90, l’hôtel a été complétement rénové en 2013 avec l’addition de plusieurs éléments d’inspiration nordique. Le coût de l’opération s’est élevé à 2 millions de Livres Sterling. Désormais appelé " The Inn at John O’Groats ", l'établissement ne fait plus fonction d'hôtel mais propose des locations d'appartements et de lodges. Un panneau indicateur devenu iconique du nord de l'Ecosse En janvier 1960, Barbara Moore, une scientifique russo-britannique, militante végétarienne âgée de 57 ans, va entreprendre de relier en marchant les deux points les plus éloignés de Grande-Bretagne en ne s‘alimentant que de fruits, de miel et de noix. Elle choisit John o’Groats comme point de départ même si dans les fait, les falaises de Duncansby, situées à l’ouest, doivent bien rajouter 2 ou 3 miles à ce trajet de 1407 kilomètres qui la fera arriver 23 jours plus tard à Land’s End, à la pointe des Cornouailles . Inspiré par cette épopée, Billy Butlin, le magnat des camps de vacances en Grande-Bretagne, va promouvoir ce trajet longue distance en organisant une course et en promettant £1000 aux athlètes masculins et féminins qui finiraient en tête. A l’époque, cette somme permettait de s’offrir une maison. C’est ainsi que le 26 février 1960, plus de 700 participants se retrouvent à John o’Groats pour prendre le départ. Dans la météo rude de l’hiver écossais, 150 personnes abandonneront dès le 1er jour d’une course prévue pour en durer 28 au maximum. L’événement eut un retentissement colossal dans les médias britanniques qui s’enthousiasmèrent pour cette épreuve sportive insolite. La course fut gagnée en 14 jours par un habitant de Doncaster nommé Jimmy Musgrave pour les hommes et par une apprentie-coiffeuse de Liverpool, Wendy Lewis, qui arriva à Land’s End après 16 jours. La notoriété de John o’Groats était définitivement établie et un photographe de Cornouailles va reproduire ici le même business qu’il exploitait déjà à Land’s End à l’autre bout de la Grande-Bretagne en installant en 1964 un panneau symbolisant l’emplacement du « Journey’s End » au point le plus haut de Grande-Bretagne sur un terrain privé. Il fallait le payer pour pouvoir être pris en photo aux côtés du fameux panneau et on pouvait demander à y ajouter le nom de sa ville d’origine. Certains jours, le panneau disparaissait du paysage de John o’Groats quand le photographe qui l’exploitait décidait de rester à la maison, emportant le panneau avec lui. De nos jours, la compagnie qui exploitait ce panneau a quitté les lieux faute d’avoir trouvé un remplaçant à l’ancien photographe et un nouveau panneau a été érigé en 2014 un peu plus à l’ouest suite à la rénovation de l’hôtel. Contrairement à Land’s End où la pratique est toujours en vigueur, plus besoin ici de sortir son portefeuille pour immortaliser l’instant. Pendant longtemps, les visiteurs avaient pris l’habitude de recouvrir le panneau d’autocollants. Cette pratique est désormais interdite et ceux souhaitant laisser un souvenir de leur passage sont invités à coller leur stickers sur un panneau métallique situé non loin. De même, se suspendre aux signalétiques n’est pas une bonne idée. La structure nécessite régulièrement des travaux de réparations à cause de cela et l’organisation qui veille au site n’hésite pas à afficher les photos des acrobates qu’elle trouve sur les réseaux sociaux en réclamant des dédommagements. Avec le lancement officiel de la North Coast 500 en 2015, ce panneau est vite devenu l’emblème de cette route parcourant le nord de l’Ecosse et une étape obligatoire pour tous ceux qui font ce road trip. Un essor touristique qui attire les critiques John o’Groats a depuis de longues années attiré les critiques entourant son développement touristique. En 2005, c’est Lonely Planet qui qualifie John o’Groats de « piège à touriste minable ». Realm Urban n’y va pas avec le dos de la cuillère et décerne à John o’Groats lors du Carbuncle Cup 2010, un prix d’architecture écossais, le trophée de « la ville la plus lugubre d’Ecosse ». Conscient de cette réputation, la municipalité va alors tenter de faire des efforts pour améliorer l’image de John o’Groats. Que faire à John o’Groats aujourd’hui ? Ce qui marque en approchant de John o’Groats est une impression de tristesse qui perdure et que même un ciel bleu n’arrivera pas à chasser. Alors qu’on remonte la route en cul-de-sac qui mène au hameau, votre regard accroche les petites maisons préfabriquées aux murs gris toutes identiques. Le champ de caravane à l’entrée de John o'Groats ne va pas vous remonter le moral et, en vous garant sur le parking, la concentration improbable de magasins de souvenirs va vous faire vous demander ce que vous êtes venus faire là. Vous remarquerez d’ailleurs que la boutique de George Manson est toujours présente. Et puis, en descendant du véhicule et en s’approchant du port, une lueur d’espoir jaillit tout de même. D’abord en apercevant le célèbre panneau. Certes il n’a rien d’exceptionnel mais il véhicule l’image de ce grand nord sauvage de l’Ecosse que vous êtes en train de conquérir. Le petit port reste charmant lui-aussi et, juste derrière la mer, on aperçoit clairement les Orcades qui semblent toutes proches. J'aime aussi beaucoup l’addition d’inspiration scandinave faite à l’ancien hôtel de John o'Groats qui donne de la gaieté au décor. Une belle brasserie a pris place dans la maison la plus proche du port et le Storehouse avec ses grandes baies vitrées donnant sur la mer et les Orcades est un tearoom des plus agréables pour savourer une boisson chaude et une pâtisserie. On remarque aussi la volonté de rendre John o’Groats plus ludique avec l’addition de belles sculptures aux formes aériennes sur le green qui jouxte l’hôtel et la mise en valeur d’un sentier côtier, le John o'Groats Trail, qui longe la partie nord-est de l’Ecosse en terminant à John o’Groats. Une énorme corne de brume marque l’arrivée. Près du port, The Cabin est le lieu mythique pour reprendre des forces en mangeant un de leur fish & chips ou un gâteau. Pendant les mois d’été, il est possible d’emprunter un ferry depuis John o’Groats pour rejoindre les Orcades , l’île de Stroma ou partir pour un safari à la recherche de la faune marine particulièrement riche ici. Préparez-vous toutefois à payer bien plus que le Groat que demandait jadis Jan De Groot pour faire la traversée ! Que voir autour de John o’Groats ? Si une balade à John o’Groats est loin d'être désagréable, ce lieu a surtout le grand mérite d'attirer du monde dans une région méconnue du nord-est de l’Ecosse. Et, de John o'Groats, vous ne serez qu'à quelques kilomètres de certains des sites les plus spectaculaires d'Ecosse. La région du Caithness regorge en effet de magnifiques lieux que vous pouvez rejoindre très rapidement depuis John o’Groats. Aussi méconnus que grandioses, c'est une excellente idée de passer quelques jours dans le Caithness pour prendre le temps d'explorer ses trésors cachés. Duncansby Head n’est par exemple situé qu’à 3 kilomètre de John o’Groats et ces falaises sont un des plus beaux endroits d’Ecosse. Une promenade inoubliable vous y attend. Dunnet Head , à 15 minutes de route de John o’Groats est le vrai point le plus haut de Grande-Bretagne. Les vues incroyables sur toute la côte nord-écossaise ainsi que son magnifique phare feront que vous vous souviendrez longtemps de cette visite. Le long des côtes est, le château de Bucholie est un endroit incroyable, planté dans un décor vertigineux. Vous retrouverez plus en détails ces endroits et en découvrirez de nombreux autres dans mon guide voyage sur le Caithness . Vous pouvez aussi prolonger le plaisir et partir explorer le merveilleux archipel des Orcades ! Où loger à John o'Groats ? Il y a bien sûr le camp de caravanes et les appartements aménagés dans l'ancien hôtel pour loger à John o'Groats mais mon logement coup de cœur dans cette région est situé à une dizaine de minutes de route de là, dans le hameau de Nybster. L' Alba Sunrise est un B&B extrêmement agréable où vous vous réveillerez face à la mer devant le soleil levant avant de savourer un exceptionnel petit-déjeuner préparé par Kathy et Owain, le charmant jeune couple qui tient ce lieu que j'adore. Vous y serez accueillis comme si vous faîtes partie de la famille et les hôtes connaissent tous les meilleurs endroits secrets de la région, un excellent lieu où se baser pour explorer le Caithness et découvrir John o'Groats ! Réservez votre séjour à l'Alba Sunrise B&B . En conclusion : John o’Groats, un piège à touristes ? On ne peut pas en vouloir à John o’Groats de vouloir tirer parti de sa situation géographique et d’essayer de créer de l’attractivité dans cette zone reculée d’Ecosse. Ou alors, si on blâme John o’Groats, il faut être juste et pointer du doigt d’autres lieux. Car ceux qui ont parcouru la Grande-Bretagne savent que son point opposé de Land’s End en Cornouailles vous accueille aussi avec un grand barnum commercial bien plus tonitruant que ce que les Groaters ont créé dans le nord de l’Ecosse. Après y être enfin allé, je peux vous dire que malgré certains aspects négatifs indéniables, aucun voyage dans le Nord de l’Ecosse ne serait véritablement complet sans se rendre à John o’Groats pour se prendre en photo à côté de son panneau qui reste un symbole incontournable d’un road trip dans le nord de l’Ecosse ! Pour peu que vous ne cédiez pas à la tentation des marchands du temple, la visite de John o’Groats ne vous coûtera rien et, une fois sorti du parking et des boutiques de souvenirs, la partie côtière de John o’Groats n’est pas désagréable maintenant qu’elle est agrémentée de sculpture et de la jolie addition scandinave à l’ancien hôtel. Pour de nombreux sportifs britanniques, parcourir la distance entre Land’s End et John o’Groats, que ce soit en marchant, courant ou roulant à vélo, reste aussi un défi mythique. Alors certes, vous ne resterez pas des heures ici, sauf si vous souhaitez vraiment faire le plein de souvenirs ou partir en randonnée depuis là pour rejoindre les falaises de Duncansby, mais on sent la volonté de rendre John o’Groats plus attractif et moins déceptif de la part des gens qui exploitent cet endroit. Et les merveilles naturelles que l'on trouve juste à côte de John o'Groats méritent mille fois d'aller prendre le temps d'explorer cette région du Caithness souvent ignorée. En revoyant plus tard votre photo du panneau de John o'Groats, vous vous souviendrez de toutes ces découvertes grandioses que vous aurez fait aux alentours avec le sourire aux lèvres. J’espère surtout avoir su vous raconter que, derrière ce panneau dont l’image fait le tour du monde, il y a une longue histoire et de beaux lieux voisin qui méritent d’être mieux connus. Sources: Site officiel de John o'Groats Undiscover Scotland Forgotten Greens Ferry View Night Stop Highland Historic Environment Record Wik Heritage The Inn at John O’Groats: a fresh start for the end of the world , Financial Time du 20 septembre 2013 Billy Butlin’s Bumper Walk , Daily Mail du 17 août 2015 Tourists blasted for climbing on John O'Groats sign after finger-post snaps off , The Scotsman du 29 juillet 2020
- Balade à Chilham dans le Kent, un des plus beaux villages d’Angleterre.
Niché dans la magnifique campagne du Kent , Chilham est un des plus beaux villages d’Angleterre. Proche de Douvres et de Londres, voisin immédiat de Canterbury, il vous sera très facile de faire un tour à Chilham pendant votre voyage en Grande-Bretagne. L’agitation des villes est bien loin. Ici tout appelle au calme et vous invite à une balade ressourçante au milieu des maisons à colombages parfaitement préservées. Chilham, c’est une étape que je coche à chaque fois quand je pars visiter la Grande-Bretagne ! Ça me permet de faire une dernière halte des plus agréables avant de reprendre le bateau à Douvres pour rentrer en France. Et vous allez certainement avoir envie de faire pareil que moi après la lecture de cet article. Suivez le guide, je vous emmène dans le Kent pour visiter Chilham, un des plus beaux villages d’Angleterre ! Visiter le village de Chilham dans le Kent. Le village de Chilham s’organise autour de sa magnifique place centrale bordées de maisons classées aux monuments historiques, remontant pour la plupart au Moyen-Âge. Les deux édifices principaux de Chilham se trouvent à chacune de ses extrémités. D’un côté de la place, on trouve une superbe église du 15ème siècle dans le cimetière de laquelle est supposée reposer la dépouille de Thomas Beckett. De l’autre côté, la place centrale est dominée par l’imposant château de Chilham. Construit au 17ème siècle, c’est une propriété privée dans laquelle vivait Stuart Wheeler, un richissime financier décédé en juillet 2020. Les jardins du château sont ouverts au public tous les mardi et jeudi de mai à septembre. Que faire à Chilham ? Après avoir parcouru les quelques belles ruelles du village de Chilham, vous avez plusieurs possibilités pour prolonger cette belle visite. Vous pouvez choisir de déguster un délicieux gâteau dans l’excellent The Church Mouse Tea Room , situé sur la place centrale. Pour ceux qui préfèrent un repas ou simplement profiter d’une pinte de bière locale, le White Horse Inn est un de mes pubs préférés en Grande-Bretagne . Là aussi implanté sur la place centrale, ce pub a été créé au 16ème siècle. Que vous profitiez de son intérieur chaleureux au coin du feu ou dehors dans son beau jardin, le White Horse vous séduira vous aussi à coup sûr. Il y a également le Woolpack Inn , le deuxième pub à Chilham, situé dans le bas du village. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester. On trouvait avant sur la place centrale de Chilham un très joli magasin de souvenirs. Malheureusement celui-ci est fermé depuis plusieurs années maintenant. Quelques anecdotes sur Chilham. Un décor de séries so british Pas étonnant que la télévision ait choisi Chilham pour décor de plusieurs séries. Ainsi l’épisode « Le Noël d’Hercule Poirot », avec David Suchet y a été tourné ainsi que « La plume empoisonnée », tiré là aussi d’un roman d’Agatha Christie et ayant pour personnage principal Miss Marple. Du champagne à Chilham ? Ça pourrait sembler incongru, pourtant en 2017 Pierre-Emmanuel Taittinger, président de la célèbre maison du même nom, a planté sur les coteaux de Chilham les premières vignes du domaine Evremond pour produire un vin pétillant haut de gamme sur les terres anglaises, relançant ainsi le débat sur les origines du Champagne . Où se trouve Chilham ? Chilham est situé dans le comté du Kent , au sud-est de l’Angleterre, dans la zone des Kent Downs, une Area of Outstanding Natural Beauty. Comment aller à Chilham ? En voiture : Chilham n’est qu’à 15 minutes de route de Canterbury en descendant l’A28 En arrivant à Douvres en ferry ou à Follkestone par l'Eurotunnel, il vous faudra rouler 30 minutes pour arriver à Chilham. Si vous venez de Londres, c’est 1h30 de trajet en voiture qu’il faut compter pour rejoindre Chilham. Un parking avec des toilettes publiques est situé au bas du village. En train : Il est possible également d’aller à Chilham en train. Il y a une ligne directe qui part de la gare St Pancras, à Londres, et dessert la gare de Chilham. Chilham en images Que faire dans les environs de Chilham dans le Kent ? Etant seulement situé à 15 kilomètres de Chilham, il serait dommage de ne pas profiter de votre passage ici pour aller visiter Canterbury , une splendide ville du Kent. Si vous avez le temps, le château de Leeds est un incontournable du Kent. Vous le trouverez à 30 minutes de route de Chilham. Toujours à 30 minutes de route de Chilham, la jolie station balnéaire de Whitstable vous permettra d’aller voir la mer et de déguster un délicieux fish and chips. Pour plus d'idées de visite dans les environs de Chilham, n'hésitez pas à consulter notre guide voyage sur le Kent . J'espère que cette balade en image vous a donné envie de visiter Chilham. Cet endroit est pour moi un des plus beaux villages d'Angleterre et je vous souhaite de pouvoir vous y arrêter prochainement ! Vous avez déjà été à Chilham ? Racontez-nous votre découverte de ce village en commentaire. (En réservant votre logement via les formulaires Booking.com présents sur le site, vous engendrez des commissions qui permettent de soutenir A Kiss from UK sans surcoût pour vous. ) Découvrez tous les plus beau villages de Grande-Bretagne dans cet article :
- Great Glen Way : la randonnée en solo de Fanny en Ecosse.
La Great Glen Way est un sentier de grande randonnée en Ecosse long de 127 kilomètres qui suit la trace du Great Glen, une série de vallées formées par la ligne de faille des Highlands. Le sentier qui débute à Fort William longe le Canal Calédonien avant de s’enfoncer dans les forêts pour mener, après le Loch Ness, à Inverness. Avec Fanny, nous correspondons depuis qu’elle m’a contacté quelques mois avant son installation en Ecosse, un pays qu’elle a enraciné au plus profond d’elle-même. Et lorsqu’elle m’a parlé de la randonnée en solo sur le Great Glen Way qu’elle envisageait d’entreprendre, l’occasion était belle de lui laisser la plume le temps d’un article pour vous raconter sa traversée au cœur des Highland d’Ecosse. Je vous laisse avec elle sur ce chemin écossais aux multiples facettes pour découvrir son aventure aussi exigeante physiquement que mentalement et qu’elle vous relate avec une sincérité des plus touchantes ici. Belle lecture. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attirée par les landes impénétrables et les lochs pleins de mystères. C’est donc tout naturellement que l’Écosse et moi, nous sommes tombés en amour, un amour qui durera toute la vie, comme l’avait dit Marcel Pagnol à propos de sa chère garrigue de Provence. Ce récit aurait pu réellement se dérouler en Provence, car je m’étais initialement destinée au soleil et au Mistral, mais la douce pluie des Highlands a eu raison de mon âme plus d’une fois. J’en suis donc venue à voyager une fois, puis 2, puis 3… au bout de la dixième, j’ai déposé mes 2 valises et je n’en suis jamais repartie. Habituée à grimper les Munros, ces montagnes écossaises qui mesurent plus de 914 m de haut (il y en a 282 en Ecosse !), et à randonner partout : que ce soit dans les îles ou les Highlands, c’est naturellement que j’avais pensé effectuer la West Highlands Way avec ma meilleure amie, mais ma douce amie est partie en Nouvelle-Calédonie. On n’a, bien sûr, pas les mêmes températures, mais à s’y méprendre les mêmes paysages. Qui sait ? Je me suis dit : pourquoi ne pas faire la Great Glen Way en préparation ? J’avais gardé ça dans un petit coin de ma tête, sans vraiment m’y attarder plus que ça… Vous savez ? Le boulot, le quotidien, et même si je partais le plus possible les week-ends, la Great Glen Way et ses 125 kms entre Fort William et Inverness. Ça demande du temps, un réel investissement… Et du temps après l’avoir fait pour reposer les petites jambes… Arrive décembre 2022, et un gros burn-out qui me fait tout remettre en question : c’est ça ma vie ? Ai-je vraiment quitté ma famille, survécu à mon cancer, m’être battue comme une lionne pour vivre en Écosse pour finalement ne pas avoir le temps de profiter de mon pays à fond ? Alors ça non ! Je réfléchis, je m'en réfère aussi bien aux astres qu'à mon cœur, pour au final donner ma démission en 2023… Et le soir, je faisais quoi ? Je réservais des auberges de jeunesse tout le long de la Great Glen Way sans vraiment savoir comment j’allais faire, mais en sachant une chose : je finirai mes 125 km, c’est clair ! Bon, on était en février, et je ne me voyais pas attendre Mai sagement. Je suis donc partie un peu partout : Arran , Skye , Lewis and Harris , les Trossachs et le Loch Lomond … J’avais désormais le temps, de pouvoir m’adonner à ma passion et de faire du bien à mon cœur, et l’ Écosse est le meilleur terrain de jeu du monde pour cela ! A chaque fois, je passais le bout de mon nez sur le blog de Jean, car même si j’ai beaucoup voyagé en Écosse (Jean encore plus que moi), c’est toujours une référence. Et puis je ne sais pas pourquoi ce dimanche de mars, alors que je quitte Stornoway et l'île de Lewis, j’envoie un petit message à Jean pour le remercier, car j’ai vraiment fait de sublimes découvertes grâce à lui. Je lui fais part également de mes futurs projets, dont ma fameuse Great Glen Way , et c’est ici que l’aventure commence, car il me propose d’écrire un article pour le blog sur le challenge le plus important de ma vie. Dans mon cerveau, ce sont les montagnes russes mais c’est ainsi que j’en suis venue à écrire l’article que vous lisez aujourd’hui. Se préparer pour la Great Glen Way, une randonnée de 127 kilomètres en Ecosse. Je pense qu’il est super important que je fasse 2 ou 3 points si vous aussi vous comptez vous aventurer sur ces 127 km de randonnée. D’abord, un petit point sur la préparation sportive, car, oui, j’en ai fait une le sac à dos rempli tous les jours avec absolument toute ma vie dedans. Ça peut peser, et si on n’est pas bien préparé physiquement, les petites blessures peuvent arriver et gâcher votre expérience ! Personnellement, je pratique la musculation/fitness à la maison avec Sissy Mua et son application TSE pour ne citer qu’elle, mais bien sûr, c’est libre à chacun. J’ai d’ailleurs aussi augmenté mes distances de randonnée petit à petit pour atteindre les 200 kms en mars. Là, je me suis dit : c’est bon, je suis prête ! Ensuite niveau équipement : J’ai délibérément fait le choix d’un vrai lit et d’une douche chaque soir. Aussi, je n’ai pas embarqué ma tente et mon sac de couchage dans ce périple, mais bien sûr, c’est tout à fait réalisable. En Écosse, on peut dormir absolument partout et cela est formidable, mais il y a aussi des campings le long de la Great Glen Way au besoin ! Dans tous les cas : rappelez-vous que même si la nature nous accueille, on se doit de la laisser en état en partant… Au niveau de l’équipement, un bon sac 30 L pour ma part (plus grand si vous prenez la tente), avec un rain cover (C’est la base). Connaissez-vous le dicton écossais : « 4 saisons en une journée » ? Ou le fameux : « La pluie d'aujourd'hui est le Whisky de demain » ? Vraiment, le waterproof, c’est un non-négociable à emporter, que ça soit des chaussures de randonnée (et là, je vous déconseille de partir avec vos toutes nouvelles paires aux pieds), un pantalon waterproof ou encore la veste, ça va vraiment vous sauver les journées de pluie, rester au sec et au chaud. C’est quand même plus agréable pour aller faire coucou à Nessie ! Des vêtements techniques peuvent éliminer la transpiration et ne vont pas peser lourd, de quoi dormir, une petite trousse de toilette avec les petits médicaments qui vont avec, juste au cas où le chapeau et le produit à midges (le Smidges, c’est la vie), si vous voulez survivre aux attaques de la plus terrifiante des espèces écossaises, un retire-tique (c’est pareil, on ne sait jamais.). Bon, la carte ça peut être pas mal. Personnellement, j’ai pris celle de chez Cisterone , mais il y en a beaucoup. Il faut garder bien à l’esprit que chaque gramme, il va falloir le porter sur vos 125 km donc on réfléchit bien à ce qu’on emporte pour l’expédition. Pour finir, je vous recommande le groupe Facebook Great Glen Way Walk qui est gratuit, bien sûr, et ça constitue une sacré base entre ceux qui l’on déjà faite et ceux qui sont perdus et qui ont besoin de réponses à leurs questions. Fort William : l'aventure Great Glen Way commence ! Et me voilà arrivée le jour J à Fort William. 1er mai, nouveau mois : nouveau départ !! Un mélange d’excitation et de peur se mélangent ! C’est avec mon très fidèle sac à dos, que je prends la route, première étape Glasgow, et ensuite le très attendu bus pour Fort William, quel bonheur de passer à travers le Loch Lomond, admirer le Ben Lomond, avoir déjà des yeux tout brillants, prémisse d’une sacrée aventure, je traverse Glencoe , mon amour comme je l’appelle, et petit à petit les vagues du Loch Linnhe se dessinent devant moi, j’ai atteint le point de départ de mon aventure ! Bien sûr impossible de tenir en place, je me balade dans Fort William, j’admire le soleil et les nuages qui se mélangent, et viennent faire un câlin au Ben Nevis, je le sais, je suis dans mon élément ! Il est l’heure de retrouver ma première auberge, le Backpackers de Fort William , les lits y sont bien confortables, une vue magnifique, j’essaie tant bien que mal de trouver le sommeil, car demain, ça y est, on y est ! Jour 1 de la Great Glen Way : De Fort William à Gairlochy (Spean Bridges), 25 km Je démarre sur les chapeaux de roue. 8 h, me voilà partie, mais quelle idée ! Mon excitation est trop forte, je suis tellement heureuse de commencer, je quitte donc Fort William sous la fraîcheur matinale, le Ben Nevis se réveille lui aussi, et me montre son manteau de neige encore fraîche. Les premiers kilomètres se font dans l’euphorie, je marche officiellement sur la Great Glen Way , je n'y crois pas du tout. Je me rappelle qu’à l’époque, où je voyageais en Écosse, je voyais souvent le petit sigle de la Great Glen Way , et je me disais comment pouvons-nous avoir l’idée de parcourir autant de kilomètres à pied, faut être un peu fou ! Ce matin, la folle, c’est moi ! Je rejoins rapidement Corpach et son bateau abandonné en bord de Loch, et je me demande si les fantômes d’Écosse, y sont encore logés… Mes pieds me transportent ensuite à l’escalier de Neptune, et devant moi, nous y sommes ! Le Canal Calédonien, cette première journée, il suffit de le suivre. C’est facile, mais mes jambes me font tout de même souffrir, il me faudra un peu de temps pour m’habituer. Je passe entre eaux et fleurs, le chemin est paisible, et le Ben Nevis me suit du coin de l’œil… Je gagne Gairlochy en 4 h, j’envoie un petit message à ma famille en France, et ça y est, je suis arrivée, je suis allée trop vite ! Le soleil est ma récompense, je suis soulagée, j’ai fait ma 1ère journée ! Il ne me reste qu’à monter à Spean Bridges récupérer mon Airbnb pour la nuit, l’endroit le plus proche pour faire un dodo. J’ai la joie de passer par le commando Mémorial de Spean Bridges, il y a toujours un peu de monde, mais la vue y est si belle. J’arrive chez Kim, une Écossaise formidable et qui possède un lit formidable aussi. Je vais dormir comme une princesse ce soir, et reposer mes jambes qui n’ont pas compris ce qui leur arrivait. Je m’endors sereinement, car j’ai officiellement commencé, mon jour 1 sur la Great Glen Way est bouclé ! Jour 2 de la Great Glen Way : De Gairlochy à South Laggan, 23 km Je me réveille après 13 h de sommeil, je me sens comme la Belle au Bois dormant, mais prête à attaquer ce deuxième jour sur la Great Glen Way ! Je suis trop contente, ma logeuse me dépose à Gairlochy, je gagne quelques kilomètres, d’ailleurs la plupart des Bed and Breakfast de Spean Bridges le propose, le but sauver nos jambes ahah ! Je débute donc cette deuxième journée, en étant un peu inquiète de la pluie, il n’en sera rien, le chemin se dirige vite vers la forêt et bientôt, je vois se dessiner les courbes majestueuses du Loch Lochy, je suis émerveillée par tant de beauté, les montagnes ont littéralement leurs pieds dans l’eau et les nuages touchent les cimes, le spectacle est à couper le souffle, je me sens si chanceuse d’être ici, de ne faire qu’une avec mon Écosse. Le chemin est paisible, les oiseaux discutent avec moi, et le loch émet une douce musique qui se joint à mes pas. J’atteins rapidement le petit village d'Achacarry, où les maisons qui dominent le Loch Lochy sont plus belles, les unes que les autres, là encore les vues sont à couper le souffle, je dis petit à petit au revoir au Ben Nevis, qui me fait encore coucou de loin, je m’enfonce un peu plus sur la Great Glen Way pour atteindre la forêt de Clune. À partir de ce moment-là, mes jambes sont déjà bien lourdes, mais ma volonté est plus forte que le reste, c’est le moment de la pause-déjeuner devant les étendues du Loch Lochy, j’admire les reflets des nuages sur le loch, tout est paisible, je suis heureuse d’être là, dans mon élément. Les kilomètres défilent sous mes pieds, je croise bientôt la route d’un bel ours, un petit selfie et ça repart, me voilà arrivée à la déviation de la Great Glen Way , la première. Que c’est dur ! Il faut grimper un peu, mais la vue entre les munros et le loch sont si belle, encore une fois que je n’ai aucun regret ! Mais plus on avance, plus je commence à vraiment avoir du mal, j’enchaîne à l’orée de la forêt avec une barre protéinée et je mets Ed Sheeran dans mes oreilles car les 5 derniers kilomètres du jour, sont tortueux, et j’ai besoin d’un coup de boost pour continuer à avancer. Je vois enfin le tout petit port de South Laggan, et les moutons qui me disent : « courage Fanny, tu y presque ». C’est avec soulagement que je vois une pancarte avec le nom de mon hostel pour la nuit, 1 mile ! J’y suis presque ! Enfin, je vois le Great Glen Hostel , cette jolie bâtisse toute de rouge vêtue. J’ai la chance de récupérer ma chambre avant 16 h, et surprise, je vais dormir seule, nous en sommes en début de saison, et la gérante fait tout pour que chacun puis se reposer au maximum, cet hostel sera l’un de mes chouchous, tout est propre, et calme, il y a à manger pour le déjeuner de demain à emporter, mon grand conseil est : quand vous voyez de la nourriture sur votre parcours, prenez là. Il y a aussi des bonnes jackets potatoes pour le soir, je me régale, je suis aux anges, mon jour 2 sur la Great Glen Way est bouclé, je m’endors, mes rêves pleins la tête car demain, je retrouve Nessie. Jour 3 de la Great Glen Way : De South Laggan à Fort Augustus, 21 km et Invergarry Link Les rayons de soleil me sortent du lit, ça y est, on est au 3ème jour. Ca veut dire que, ce soir, j’en serais à la moitié, c’est complément fou ! Je quitte mon super hostel, le cœur chargé de fierté, car je ne m’en sors pas si mal. Mon sac à dos est devenu une partie de mon corps à part entière. Aujourd’hui, j’effectue la partie par Invergarry car l’autre partie de la Great Glen Way est fermée jusqu’à fin 2023. Donc premier passage sur le pont juste à la sortie de South Laggan, assez vite le chemin va à gauche et emprunte une partie de forêt qui va monter un petit moment. Encore une fois les paysages me charment, le soleil éclaire d’une douce lueur les arbres et le vent guide mes pas jusqu’à Invergarry. Il est 11 h du matin, j’effectue une petit pause rafraîchissement à Invergarry Hôtel, ça fait vraiment du bien, car ce qui va suivre ne va pas être si simple, la partie juste après l’hôtel est en travaux, la terre est remuée, et j’avoue que j’ai redoublé d’attention pour ne pas me blesser, cela ne dure pas longtemps, mais je tiens à finir entière ! Après ça, c’est simple, le chemin est facile, la température augmente, et les oiseaux sont encore de la partie, j’arrive bientôt à Bridge of Oich, c’est le moment de la pause, j’admire le magnifique pont qui avait été balayé en 1849 par les inondations, et qui mettra 5 ans, à être reconstruit. Je dis au revoir au Loch Oich également, je commence à longer le canal Calédonien, Fort Augustus n’est plus très loin… Encore une fois, les paysages sont magnifiques, les fleurs jaunes des Highlands se mélangent parfaitement au bleu du ciel/ Mes jambes commencent à devenir lourdes, mais je sais que ma récompense n’est plus très loin, je vois peu à peu le canal se serrer, j’aperçois enfin les bateaux, et je redécouvre avec amour Fort Augustus et le début officiel du Loch Ness. C’est une grande émotion pour moi, je ne suis pas revenue ici depuis que j’ai déménagé en Écosse, et j’ai toujours eu un peu de ce loch qui coule dans mes veines. Aucun écossais au monde ne vous dira que Nessie n’est pas réelle, elle veille dans les profondeurs, et je sais que, elle aussi, elle doit être fière de moi. J’en suis à la moitié, c’est incroyable 78 kilomètres parcourus depuis Fort William, il ne me reste que 3 jours, et je suis là, devant le Loch Ness, devant une partie de ma maison, j’en suis estomaquée. Mes amies sont trop fières, moi aussi, j’en ai les larmes aux yeux d’avoir déjà fait tout ça, je fête ça avec une bonne glace au citron de chez DelightfullNess (les meilleurs de Fort Augustus). Je savoure aussi bien la glace, que mon périple. Mon émotion à ce moment précis est assez difficile à décrire, mais je me sens si alignée dans ma vie, c’est incroyable. Je pars récupérer ma chambre, ça ne sera pas le meilleur hostel de la semaine, mais pour la nuit ça ira bien. Ce jour-là, je pars me promener dans Fort Augustus, je suis si heureuse, cette partie de l’Écosse, tout comme Glencoe, je l’aime d’un amour indescriptible, c’est un mélange de beauté et de mystère qui vous chavire le cœur à chaque fois que vos yeux se posent sur le loch le plus célèbre du monde. J’avais souvent rêvé de ce moment, et le vivre, c’était encore plus beau, je remercie tellement l’Écosse de m’apporter autant dans ma vie ! Jour 4 de la Great Glen Way : De Fort Augustus à Altsigh, 20 km On est déjà vendredi, plus que 3 jours ! À ce moment-là, j’aimerais ralentir le temps, car ça passe tellement vite. Après une nuit mitigée, je quitte Fort Augustus, pour monter dans les hauteurs, il y a quelques nuages, mais cela ajoute au charme, le point de vue sur Fort Augustus après une bonne heure de marche est incroyable, au sommet, je rencontre des Anglais, avec qui je discute un moment, je les remercie encore pour la photo et leur gentillesses, si jamais vous passez par la, merci. On est vraiment dans tout ce que j’aime, un chemin qui circule entre montagne et loch, parfois, je peux même marcher dans les nuages, j’adore tellement ça, j’ai ce pays dans la peau, c’est indéfinissable. À chaque kilomètre de plus, je me dis, mais que c’est beau, que c’est beau, si le paradis devait ressembler à un endroit, j’en suis sûr, que cela ressemblerait aux montagnes des Highlands au mois de Mai. Je remercie l’univers pour tant de beauté. J’arrive bientôt à Invermoriston et j’ai un coup de cœur pour Invermoriston Community Shop. Situé au cœur du village, ce petit shop a ouvert début avril 2023, et c’est le point parfait pour trouver à manger, du café, son petit-déjeuner, des produits locaux, ou encore du matériel de camping ! À noter que c’est le dernier magasin avant plusieurs miles en direction de Skye, ou vers Drumnadrochit. J’y fais la rencontre de Stéphane, un expatrié, une personne remplie de bienveillance et de gentillesse, je n’oublierai jamais ce que vous m’avez dit à propos de ce petit cimetière situé à Invermoriston, j’espère vous revoir bientôt. C’est une des choses que j’aime le plus dans les voyages solos, ces rencontres avec les personnes, venues de tout horizon confondu, qui vous accordent 15 min ou plus, et qui transforment votre voyage en de magnifiques souvenirs. Que je suis heureuse, je quitte ce petit havre de paix, ma pie sous le bras, et j’affronte ma dernier partie du jour sur la Great Glen Way , tout remonter et tout redescendre pour arriver à Altsigh, mon point dodo. Plus je monte, plus le bleu se met à danser dans le ciel, le loch se couvre d’une robe étincelante, encore une fois que c’est beau ! J’arrive assez vite à The Viewcatcher, je bénis littéralement mon arrivée, que je suis heureuse de le voir cet endroit, tant de fois vu en photo. Cela me fait penser à un attrape-rêves et je trouve cela très à propos, alors moi aussi, je saisis l’instant en photo, et au loin, je me dis que le ciel bleu va sûrement revenir pour cette fin de journée. J’y suis presque ! À 1 mile de la fin, je suis complètement hystérique, de toute façon, j’ai toujours su que la normalité ce n’était pas pour moi. Je gagne Lochside Hostel avec un soleil magnifique, et un bleu d’une douceur, mais quel récompense en arrivant à mon hostel pour la nuit, il y a une petite plage privée, et les vues sur le Loch Ness sont si belle, je suis sereine, je me sens bien. Mon jour 4 est fini, j’aime cet hostel, j’ai pris une chambre seule pour 36 £, j’ai une vue sur Nessie incroyable, et le spectacle que ma réservé l’univers pour la nuit est fou. Sunset, pleine lune et Sunrise, je suis si comblée de voir la nature se sublimer au fil des heures. Ce soir, j’ai dépassé les 100 km à pied, alors comme l'hostel propose des bières locales, c’est l’occasion de fêter ça ! Il ne me reste que 2 jours, j’ai fait le plus gros au final ! Pour m’endormir, j’e suis bercée par le loch, encore une fois, la plénitude du bonheur est en moi. Jour 5 de la Great Glen Way : D'Altsigh à Drumnadrochit, 17 km C’est l’avant-dernier jour ! Je n’y crois pas ! Après une bonne nuit de sommeil et un petit-déjeuner, c’est parti… C’est le 5ème jour sur la Great Glen Way et mon corps commence à le sentir. Il faut tout remonter depuis Altsigh et j’avoue que c’est dur, je mets plus d’une heure, et je garderais ma fatigue jusqu’à la fin de la journée. Les jambes commencent à râler un peu, mais bon, je suis déterminée, je finirais à genoux s’il le faut ! En haut, j’ai encore droit à de sublime vue sur le loch, même si je fatigue beaucoup, j’y vais à fond, je puise ma force dans les arbres et le soleil qui m’accompagnent En comparaison à d’autres journées, je trouve que ça n’en finit pas, le problème est la longue partie de tarmac juste après la sortie de forêt, mais je croise en route des petites brebis et je trouve ça si beau, que ça me donne envie de continuer. J’atteins bientôt une autre partie de forêt, ça veut dire que je suis bientôt arrivé à Drumnadrochit. Cet endroit, je l’appelle la maison de Nessie, je trouve ça mignon et surtout je n’ai jamais réussie à prononcer correctement le nom du village. J’arrive enfin ! Je n’ai fait que 17 km aujourd’hui, mais cela m’a paru le double et demain, c’est la pire journée en termes de kilomètres. Je pose l’extension de moi-même (c’est-à-dire mon sac à dos) à l’auberge Loch Ness Backpackers avant de me rendre à Urquhart Castle en bus (5 min depuis Drumnadrochit avec Citylink, 35 min à pied). Je voulais juste revoir ce magnifique château, et prendre quelques photos fleuries. C’est vraiment beau, encore une fois le temps est avec moi, mes yeux n’auront jamais cessé d’être émerveillés sur cette semaine. Je rentre à pied, je passe effectuer des courses, et surtout je vais me reposer car demain c’est une journée à 30 km qui m’attends, néanmoins je ressors le bout de mon nez pour le coucher de soleil, mon dernier sur la Great Glen Way . Je m’endors le cœur en paix, comme chaque soir, je me dépasse, je suis alignée avec moi-même. Jour 6 et dernier jour de la Great Glen Way : De Drumnadrochit à Inverness, 33 km Je me réveille excitée comme une puce, il est 6 h 45 du matin, tout le monde dort encore dans l'hostel, mais, moi je suis bien réveillée, prête à en découdre avec ma dernière journée sur la Great Glen Way . Je suis proche de mon but : atteindre ma douce Inverness cet après-midi. Une demi-heure plus tard, me voilà partie, un bon petit déjeuner dans le ventre, je quitte Drumnadrochit au petit matin, sur le parcours, je découvre le Loch Ness Hub, et les autres propositions de randonnée, j’en vois une qui m’interpelle, l'Affric Kintail Way, je pense que ça sera mon prochain trek ! La première partie de la route, je longe l’A82, je vois le panneau indiquer Inverness, je suis en joie, je passe devant des Highlands Cows, un petit coucou et j’attaque le gros de l’étape. On m’avait prévenue ; les 10 premiers kilomètres, ce sont les pires, après, c’est plat… Effectivement, ça grimpe, encore et encore. Ce n’est pas facile, mais j’y vais, le sentier est forestier, ça fait du bien, car le soleil est vraiment présent, la route est bien pentue, mais je profite de chaque moment, j’atteins bientôt le registre de la Great Glen Way , je ne m’y attendais pas, mais je suis trop fière de renseigner mon périple et de laisser ma trace. Après ça, c’est vive le plat ! Une dernière récompense ultime m’attend, un view point sur le Loch Ness, le tout dernier de la Great Glen Way , je suis remplie d’émotion, les couleurs sont magnifique, le soleil et l’eau se touche presque, et les arbres viennent apporter une douce musique à mes oreilles, je bénirai longtemps ce moment. J’enchaîne une bonne partie dans les hauteurs, j’essaie tout de même de me dépêcher, car je n'en suis même pas à la moitié et il est quasiment 10 h du matin. Arrivé à Abriachan Forest, il doit me rester 18.8 km jusqu’à Inverness, je me dis, c’est bon ! Je tombe sur un robinet d’eau fraîche, ma fontaine de jouvence personnelle et j’espère que vous avez la référence ! Cette eau, c’est de l’or, il fait chaud, mes réserves sont bien entamées, clairement, je n’ai jamais été si heureuse de trouver de l’eau! Le robinet se situe juste après les oiseaux colorés de la forêt, très facile à trouver, c’est sur le chemin ! Je parcours assez vite la dernière partie forestière, avant d’arriver sur la partie de tarmac, une bien trop longue partie. C’était dur, mais dur... Je me revois littéralement pleurer de douleurs, car mes jambes et mes pieds n’avancent plus, le sol froid résonnent jusque dans mon vente, à ce moment, là, je suis dans une souffrance absolue. Je me dis que n’importe comment je dois finir, mais j’ai mal, je pleure sur pas mal de kilomètres, heureusement à ce moment-là, j’ai mes proches qui sont là, me soutiennent, je reçois des messages, des photos, des encouragements et clairement, ça me donnera la force de finir, et d’atteindre la prochaine partie forestière. Je n’ai jamais marché seule, j’ai toujours eu dans mon cœur toute ma famille pour continuer à avancer, je savais que par-delà l’univers, j’étais accompagné dans chacun de mes pas. J’en suis désormais au ¾, cette forêt est si agréable, ça me fait penser au sud le France, c’est sublime et le fait de marcher sur un chemin adéquat me fait vraiment respirer. Malheureusement, le tarmac m’a fait naître 2 énormes ampoules, et je finis les orteils emballottés dans du gros pansement… J’atteins la fin de la forêt et au loin dans les nuages, c’est enfin elle, Inverness. Déjà à ce moment-là, je n’y crois pas, je vois Inverness, je réalise que je marche depuis Fort William, c’est incroyable, il ne reste vraiment plus grand-chose ! Je m’auto-motive, je passe entre les maisons, et je finis par rejoindre le canal, je suis si proche de mon but, j’ose à peine le croire, mais me voilà à Ness Island, cet endroit que j’affectionne tellement, ou je me suis promenée un nombre incalculable de fois, j’y suis. Ce sont les derniers kilomètres de la Great Glen Way , c’est magnifique, les cerisiers sont en fleurs, il fait beau... Au loin, je vois le château d'Inverness, il ne reste plus que la dernière montée pour l’atteindre, j’y suis… A ce moment, mes émotions sont trop fortes, je me mets à pleurer de douleurs, de fierté, de fatigue et de joie, je l’ai fait ! 160 km de randonnée depuis Fort William, je l’ai fait !! Après ma randonnée sur le Great Glen Way Quelle aventure, j’écris ces quelques lignes, 3 semaines plus tard, et j’avoue ne pas réaliser que ça y est, je l’ai fait. Et, en plus des 127 kilomètres de la Great Glen Way, j’en ai fait 33 de plus, finalement 160 km en tout, et j’ai envie d’en faire d’autres. L’Ecosse est pour moi, une source d’inspiration si profonde ! J’ai appris bon nombre de choses durant mon expérience, mais surtout, une volonté à toute épreuve car certains moments ont été vraiment durs, mais au final j’en ressors vraiment plus forte, je ne garde en souvenir que cet état de flow qui me faisait sentir au bon endroit, au bon moment. C’est un sentiment très puissant, et je vous souhaite de le trouver également à travers vos voyages en Écosse, peu importe que vous veniez pour des randonnées, des explorations en voiture ou encore à dos de licorne, je vous souhaite d’être pris de cette amour, cette passion qui vous submerge totalement quand vous regarder les montagnes des Highlands ! Ce qui est sûr, c’est que la Great Glen Way marque le début de nombreuses aventures sur les terres mystiques Ecossaise…. Et j’ai hâte de découvrir ce que mon pays va me réserver au cours des prochains mois. Je tenais à remercier Jean, grâce à toi, je réalise un de mes rêves : partager mes récits d’aventures avec les autres, merci pour ta confiance et ton soutien durant mon expérience. Merci de laisser ma plume écrire un récit pour ton blog. Un grand merci également à mes proches de par le monde qui m’ont soutenus avec tant de passion et d’amour. Jamais n’aurait pu finir sans vous, je suis si chanceuse de vous avoir dans ma vie. Pour finir merci à toutes les personnes croisées sur sur mon chemin qui m’ont aidées, conseillées, avec qui j’ai échangé simplement quelques mots, vous restez dans mon cœur, c’est sûr. Et pour finir à vous, qui avez pris un moment pour lire mon aventure, ça compte énormément pour moi. Voici comment je clos mon aventure, le cœur chargé de passion, et des paysages plein la tête… Je vous souhaite de venir découvrir à votre tour, le plus beau pays du monde, et d’en tomber amoureux. Mes bonnes adresse sur la Great Glen Way Fort William: Mountain Warehouse (materiel rando): 10-14 High street Food : Lidl et Morrison dans le centre Dodo : Bacpakers Fort William Alma Roads +44139770011 Spean Bridges: Dodo : Oak Hill Room with a view (Airbnb et Booking) Food : petit Spar et la pharmacie juste à côté qui est une pépite en cas de pépin South Laggan : Dodo et food : Great Glen Hostel +441809501430 Fort Augustus: Food : Londis Supermarket et beaucoup de restaurant Dodo : Morag’s Lodge +441320366289 Invermoriston: Food : Invermoriston Community Shop 22 High Street Altsigh: Dodo et food : Lochside Hostel , Loch Ness +441320351274 Drumnadrochit: Dodo : Loch Ness Backpackers Lodge +441456450807 Food : Scotmid Coop Ce récit de Fanny vous a donné envie de randonner en Ecosse ? Vous aimerez aussi cet article écrit par Maëlle
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